Exilé au Pôle
2
Parfois, tu sais, mes entreprises…
Même Dieu s'exclame: quel d’enfant!
Poète-pingouin sur la banquise
Que lisent ses nuages en riant.
Mon âme te chante, ô douce promise,
Des sérénades de cristal.
Ici, les mots se font la bise,
Chuchotent : « Ce soir… bal hivernal ! »
Un éléphant sur la banquise
M’offre des mots, en t’attendant,
Me regardant, miroir-surprise,
Du bleu profond, rafraichissant
La vie, neige claire et joyeuse,
Se rêve sur un grand toboggan
Où même ses journées moroses
Glissent en éclatant l’océan.
Sortant des cages à la Prévert,
Reviennent chaque nuit, en colonies,
Les oiseaux sur leurs perchoirs verts,
Et « les sans ailes » encore en vie.
Les quelques fleurs à l’ancienne
Vont repeindre le sol de miel,
Et sur les dos des grandes baleines
L’amour régnera, c'est formel !
Chaque soir, le bao’ de fortune
Que j’ai planté pour ton retour
Lèvera les étoiles et la lune
Et ses branches gorgées de velours.
Serais-je, comme l’ours polaire,
Parmi les derniers, épargnés,
Hérétique voyageant sur terre,
Enfant du Dieu des enneigés…
Refrain (pour la chanson d’à coté) :
Viens vivre avec moi au Pôle
Où le soleil est plus clément
J'ai planté là, oh, mon parasol
Et mon baobab permanent !
Même Dieu s'exclame: quel d’enfant!
Poète-pingouin sur la banquise
Que lisent ses nuages en riant.
Mon âme te chante, ô douce promise,
Des sérénades de cristal.
Ici, les mots se font la bise,
Chuchotent : « Ce soir… bal hivernal ! »
Un éléphant sur la banquise
M’offre des mots, en t’attendant,
Me regardant, miroir-surprise,
Du bleu profond, rafraichissant
La vie, neige claire et joyeuse,
Se rêve sur un grand toboggan
Où même ses journées moroses
Glissent en éclatant l’océan.
Sortant des cages à la Prévert,
Reviennent chaque nuit, en colonies,
Les oiseaux sur leurs perchoirs verts,
Et « les sans ailes » encore en vie.
Les quelques fleurs à l’ancienne
Vont repeindre le sol de miel,
Et sur les dos des grandes baleines
L’amour régnera, c'est formel !
Chaque soir, le bao’ de fortune
Que j’ai planté pour ton retour
Lèvera les étoiles et la lune
Et ses branches gorgées de velours.
Serais-je, comme l’ours polaire,
Parmi les derniers, épargnés,
Hérétique voyageant sur terre,
Enfant du Dieu des enneigés…
Refrain (pour la chanson d’à coté) :
Viens vivre avec moi au Pôle
Où le soleil est plus clément
J'ai planté là, oh, mon parasol
Et mon baobab permanent !
