Vulcanus
3
Sur une île lointaine au bout d'un long sommeil,
Le géant qui se tend douloureusement bâille
Et par sa plaie ouverte aux marges de l'entraille
S'échappe la vapeur d'un sang or et vermeil.
La nature a compris que rien n'est plus pareil
Car dans l'aube alourdie à l'aplomb de la faille
Flottent les oiseaux noirs de veille de bataille
En cendres, s'élançant à l'assaut du soleil...
Le roc en fusion soudain jailli de terre
Rampe en ruisseaux moirés dessous un ciel de pierre
Se frayant un chemin semé d'arbres en feu.
Puis dans un tremblement de l'astre qu'il éclipse,
Le dieu fou déchiré vomit l'enfer... Ô feu
Mon Paradis perdu qui vit l'apocalypse !
Le géant qui se tend douloureusement bâille
Et par sa plaie ouverte aux marges de l'entraille
S'échappe la vapeur d'un sang or et vermeil.
La nature a compris que rien n'est plus pareil
Car dans l'aube alourdie à l'aplomb de la faille
Flottent les oiseaux noirs de veille de bataille
En cendres, s'élançant à l'assaut du soleil...
Le roc en fusion soudain jailli de terre
Rampe en ruisseaux moirés dessous un ciel de pierre
Se frayant un chemin semé d'arbres en feu.
Puis dans un tremblement de l'astre qu'il éclipse,
Le dieu fou déchiré vomit l'enfer... Ô feu
Mon Paradis perdu qui vit l'apocalypse !
