L'oxymore s'ennuie
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Au cours de ses aventureux voyages impassibles
L'oxymore s'immisce dans les méandres de l'ennui invisible
Dans un hamac doucement cadencé
Un homme laisse ses yeux fixes dériver
Une feuille glisse sur son visage
Rien ne le distrait pas même ce ballotage
Dans cet instant lourd tel une plume d'infortune
Sur son dromadaire au pas chaloupé
Le chamelier regarde le sable fuir l'éternité
Semblable à un vent sans contours
Il suit la ronde infinie des dunes
Où l'horizon rejoint le sommeil des lunes
Dans un métro aux soubresauts errants
Les voyageurs engourdis languissent la sortie
Ils entrevoient des scènes vides d'histoires
Au fil des stations aux mémoires passoires
Où une monotonie mutante fredonne sur les rails
L'oxymore clignote sur leurs écrans éteints
Son brouhaha assourdi le silence du matin
Une gesticulation sans destination
Fige les hommes dans une déambulation
Où chaque pas les ramène au même cérémonial
Alors l'oxymore traverse le jour comme l'ombre le miroir
Avec une lassitude impatiente et informe
Qui mâche lentement les heures
Sans parvenir à les avaler
Et l'oxymore traverse le temps comme l'ombre en balançoire
L'oxymore s'immisce dans les méandres de l'ennui invisible
Dans un hamac doucement cadencé
Un homme laisse ses yeux fixes dériver
Une feuille glisse sur son visage
Rien ne le distrait pas même ce ballotage
Dans cet instant lourd tel une plume d'infortune
Sur son dromadaire au pas chaloupé
Le chamelier regarde le sable fuir l'éternité
Semblable à un vent sans contours
Il suit la ronde infinie des dunes
Où l'horizon rejoint le sommeil des lunes
Dans un métro aux soubresauts errants
Les voyageurs engourdis languissent la sortie
Ils entrevoient des scènes vides d'histoires
Au fil des stations aux mémoires passoires
Où une monotonie mutante fredonne sur les rails
L'oxymore clignote sur leurs écrans éteints
Son brouhaha assourdi le silence du matin
Une gesticulation sans destination
Fige les hommes dans une déambulation
Où chaque pas les ramène au même cérémonial
Alors l'oxymore traverse le jour comme l'ombre le miroir
Avec une lassitude impatiente et informe
Qui mâche lentement les heures
Sans parvenir à les avaler
Et l'oxymore traverse le temps comme l'ombre en balançoire
