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Été triste, Triste été
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Mon père je me confesse aujourd’hui,
Pour tout vous dire, le soleil m’assombrit.

La chaleur de ses rayons me brûle la peau.
Je le sens me narguer perché tout là-haut.

Lorsque la lune le remplace, je la prie de me prendre dans ses bras.
De me ramener sous les feuilles mortes, de m’enfouir sous leur tas.

Car le soleil voyez-vous me donne un goût amer.
Comme une liqueur qui me serait restée en travers.

Peut-être car à cette période, la solitude m’étreint.
Plus que le bonheur et les voyages en train.

Dans l’immensité de la mer je me noie
Le sable m’attire, je m’enfonce à chaque pas.

Je ne suis pas de celles qui construisent des forteresses.
Les barreaux les plus solides sont autour de mon cœur par faiblesse.

Je n’ose pas avouer qu’à chaque début juillet,
Dans cette lumineuse obscurité d’été,
Je ne suis qu’une épave déprimée.
Douce déprime estivale

Tous droits réservés © Poème posté le 21/06/2026 par Enorabrst

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