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Les filles de l'Ahramat
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Au-delà de l'océan de plage sans rivage,
en la source même de valeureux ancêtres,
de dunes éphémères dépourvues de visage,
qui se laissent se fondre et puis disparaître.

le temps s'endort, ployant sous la chaleur,
se désaltérant aux mamelles de l'horizon,
quand la divinité Râ en sa seule splendeur,
pose son regard sur les tombes des pharaons.

Que résonnent encore leurs ultimes querelles,
quand leurs cris dérivant voguent sur le Nil,
de ces demi-dieux morts de l'Égypte éternelle,
qui en ces lieux ont trouvé leur dernier asile.

Semblables à des felouques* au ventre engrossé,
en matriarches, règnent d'anciennes pyramides,
dans la perspective d'une lumière d'immensité.

Ces reliques majestueuses du royaume disparu,
se mirant la face au bras desséché de l'Ahramat*,
dont les eaux autrefois abritaient ici des jaribus*.
felouque = petit bateau à voile du Nil
Ahramat = ancien bras du Nil qui aurait permit le transport des pierres
jaribu = grand échassier du Nil ressemblant à la cigogne

RÂ ou Ré = dieu du soleil égyptien

Tous droits réservés © Poème posté le 20/06/2026 par Okami

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