Le dos au mur
3
Tiède encore le mur aux rivages de l'ombre
me souffle dans le cou de furtives clameurs
dans les fastes d'un soir éblouissant qui sombre
en bâillonnant l'espoir de songes envoûteurs
Brodé du fol éclat de ses nids tapageurs
ce mur est cousu d'or sous sa cotte de lierre
scintillante relique un vieil astre frondeur
qui s'éteint à regret quand naissent les mystères
Je suis là qui frissonne,
lasse, mes pieds racinent,
mes doigts gantés de feuilles
sur le crépis bourgeonnent
et dans ce jour en deuil
au mur je m'abandonne
Avalée par l'obscur
au creux d’une fissure
j'échappe à toute ruine
en pénétrant le mur
me souffle dans le cou de furtives clameurs
dans les fastes d'un soir éblouissant qui sombre
en bâillonnant l'espoir de songes envoûteurs
Brodé du fol éclat de ses nids tapageurs
ce mur est cousu d'or sous sa cotte de lierre
scintillante relique un vieil astre frondeur
qui s'éteint à regret quand naissent les mystères
Je suis là qui frissonne,
lasse, mes pieds racinent,
mes doigts gantés de feuilles
sur le crépis bourgeonnent
et dans ce jour en deuil
au mur je m'abandonne
Avalée par l'obscur
au creux d’une fissure
j'échappe à toute ruine
en pénétrant le mur
