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Les afflictions comiques
1

Cessez Monsieur, à moins de vouloir en découdre !
Souhaitez-vous en ce cas, que je réduise en poudre
Ce qu'au vôtre laissa mon aïeul Cyrano ?
De quoi juste attacher un bœuf à son anneau !

Vous avez un micro, je possède l'estrade ;
Chacun attend de vous la morne sérénade,
Et mon public rira, lorsque vous vous tairez,
Tant de vous écouter, vous l'aurez atterré !

Le vent, tout comme vous, force porte et fenêtre ;
Il farfouille partout, et n'importe où pénètre.
Et s'il laisse un grand vide, il n'emporte aucun bien.
Ô certes, il saccage ! Or, il ne trouve rien,
Parmi tous ces objets qu'en triomphe il expose,
Pour réduire son mal, d'un cœur l'infime dose.

Je crus entendre un vent souffler dans un tunnel ;
Était-ce une raison, un argument nouvel,
Ou bien la résonance, emportée par l'éther,
D'un courant d'air heurtant falaise en front de mer ?

Il vous faut des combats qui soient à votre taille,
La geste entretenir d'une grande bataille
Contre ces malandrins qui ne vous valent pas
Et, pour quérir la paix, les mener à trépas.

Sans doute un grand savant, au fond d'une éprouvette,
Laissa-il fermenter un crobe et une herbette,
Puis déposa, dans une boite de Pétri,
Le remugle goûteux dont l'humain est pétri.
On s'étonnait que vous en teniez une couche ;
On sait d'où vous venez, natif de quelle souche !

Vos deux lustres on vit sûrement se rider
Et la bourse à idées tout autant se vider.
Vous accrochâtes, pour briller, quelques pampilles,
Montrant que votre temps la breloque estampille.

Comment garder prestance ? on l'apprend au pur sang
Qui garde belle allure au prime ou dernier rang.
Quelque soit l'art, il faut connaître son arpège,
Si l'on désire un jour sortir de son manège.

Ô toi, qui fus bien moins que tu n'auras été,
Ta fortune n'est plus qu'amour, grâce et beauté...
©JIM

Tous droits réservés © Poème posté le 15/06/2026 par Jim

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