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A Paul Verlaine
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La chaste rivière a baisé mes pieds nus,
L’eau fut douce à mes doigts ingénus…
Un oiseau vint, qui vit ma folie,
Je crachai dans l’onde où l’on noie Ophélie ;

Il est parti, la plume, en chant courroucé,
Retrouver, sinistre, un ciel glacé !
Délaissant mes airs fous et lucides.

- Et je hais toujours, de ces muses placides,
L’idée assommante, âcre, et cet œil prudent,
Où l’on se doit d’être - et transcendant !


Le tranchant de l’azur se devine
Sur terre où ma vie est la prison divine ;
- Il est impensable et s’écoule : Univers !

Nous en sommes la mouche et les vers.

Tous droits réservés © Poème posté le 15/06/2026 par Salus

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