Les visiteurs 4 : La guerre arrive
Poème spectacle sur l’amitié en trois actes
Bande annonce - Poème - Making of
________________________________________
ACTE I - BANDE ANNONCE HUMORISTIQUE
(Voix grave, beaucoup trop dramatique)
Voix off
Dans un monde où le passé rencontre le futur…
Où les chevaliers affrontent les klaxons…
Où les drones défient les dragons…
Deux hommes n'étaient absolument pas prêts.
Scène 1 Le Retour
Un éclair. Un vortex.
Godefroy surgit, épée levée.
Godefroy
« Par la barbe de Saint Roland, où sommes nous encore ?! »
Jacouille apparaît, tenant un iPhone à l'envers.
Jacouille
« Messiiiiire… j'ai touché un bouton… ça a tout explosé. »
Scène 2 Le Choc des Époques
Des chars avancent.
Des drones bourdonnent.
Un cheval hennit sans raison.
Voix off
Ils pensaient connaître la guerre…
Ils n'avaient encore rien vu.
Godefroy (au tank)
« Montre toi, vil dragon de fer ! »
Le tank tire.
Jacouille disparaît du cadre.
Il réapparaît par le bas de la camera, montrant sa belle dentition :
« OKeee ! »
Scène 3 Le Chaos Total
Le sorcier apparaît dans un nuage de fumée.
Sorcier
« J'ai peut être… raté la potion. »
Jacouille, carbonisé :
« Messire, j'ai perdu… mes sourcils ! »
Scène 4 La Fuite
Godefroy court poursuivi par un drone.
Jacouille court poursuivi par un poulet rôti.
Le caméraman court poursuivi par Godefroy.
Voix off
Quand le destin les appelle…
Ils répondent… en courant.
________________________________________
Titre à l'écran
LES VISITEURS 4 : LA GUERRE ARRIVE
(et eux… ils repartent déjà)
________________________________________
Voix off finale
Préparez vous pour l'aventure la plus folle,
la plus bruyante,
la plus anachronique de toute l'histoire du cinéma.
Voix off
Car quand les Visiteurs reviennent…
Le monde moderne n'a qu'à bien se tenir.
***
ACTE II - LE VRAI POÈME
(Explosion, cheval qui hennit, Jacouille qui crie « Messiiiiire ! »)
Voix off:
Or sus, preux chevaliers, brandissez vos étendards,
Car l'ombre des loups noirs s'avance sur nos remparts !
Godefroy, noble sire, lève l'épée sacrée
Et jure, par sa foi, de défendre la contrée.
Jacouille:
Or sus, Messire Godefroy, voyez ce grand vacarme :
Ce n'est point trompettes, mais des chars qui s'arment !
Des monstres de fer roulent, crachant feu et tonnerre…
Par ma barbe, Messire, quel démon de la guerre !
Godefroy:
Jacouille, regarde donc ces soldats en armure :
Point de heaume ni d'écu, mais casques sans figure.
Ils brandissent des bâtons qui crachent mille éclairs…
Par saint Georges, maraud, ce sont fusils de guerre !
Jacouille:
Vite, Messire, cachons nous derrière ce grandiose camion,
Qu'on appelle char d'assaut, ou bien "tank", selon l'opinion.
Mais prenez garde, car au ciel volent des oiseaux d'acier :
Des "dronesques", dit on, qui nous veulent terrasser.
Godefroy:
Montjoie ! Saint Denis ! Qu'est ce donc que ce vacarme ?
On dirait des sorciers qui lancent éclairs et flammes.
Par ma foi, Jacouille, je brandis mon épée
Et j'irai trancher court ces machines ensorcelées !
Jacouille:
Messire, doucement, car voici un grand canon
Qui tonne feu et flammes plus fort qu'un fou dragon.
Si vous vous approchez, vous serez en charpie,
Et moi, je préfère chercher bon vin et charcuterie.
Godefroy:
Silence, maraud ! Un brave chevalier ne cède
Ni devant les loups, ni devant ces engins de raide.
Qu'ils soient d'acier ou de feu, je n'ai point de peur,
Car ma bravoure est plus forte que leur… dingo moteur !
Voix off + Godefroy:
Mais soudain, un soldat s'avance, criant dans son langage :
« Hands up, don't move ! » - Ô diable, quel curieux outrage !
Jacouille, traduis moi ce charabia infernal,
Car je n'entends que mots du latin mal aval.
Jacouille:
Messire, il dit qu'il veut qu'on lève nos mains,
Mais moi, je préfère lever un verre de vin…
Allons, quittons ce champ, cherchons une taverne,
Car la guerre moderne est trop rude et trop terne !
La sagesse finale:
Retourons vite, Jacouille, au temps des chevaliers,
Appelle donc, sur ton iPhone, notre bon vieux sorcier.
Qu'il nous fasse boire preste la pire de ses potions,
Car mieux vaut son breuvage que ces folles légions...
La voix du metteur en scène:
Ô noble opérateur, tiens ferme ta machine,
Ne tombe point au sol, garde ligne divine.
Allonge ton regard au loin dans l'infini,
Et suis Godefroy, Jacouille, suis, suis, suis !
Leurs silhouettes s'effacent sur le chemin lointain,
Puis s'éteignent dans l'ombre d'un astre incertain.
Réduits à une étoile, minuscule et fragile,
Un point perdu au ciel, un éclat qui s'effile...
Alors projette, ô toi, l'Univers tout entier,
Sur un visage humain, burlesque chevalier.
Que l'écran se confonde avec la comédie,
Et que l'Infini s'émeuve de l'humaine folie!
Et quand la nuit descend, quand l'écran devient noir,
Entre tes mains, Magistre, comme un dernier espoir.
Va chercher à l'horizon, ce sublime pur tableau,
Qui puisse nous faire ressentir l'Infini dans ces mots...
***
________________________________________
ACTE III - MAKING OF COMPLET
(Supplément DVD complètement barré)
1. GÉNÉRIQUE DE DÉBUT
Voix off dramatique :
Dans un monde où les chevaliers affrontent les klaxons…
Où les drones défient les dragons…
Deux hommes n'étaient absolument pas prêts.
Jacouille (hors champ) :
« Messiiiiire ! J'ai appuyé sur un bouton, ça a tout explosé ! »
Titre :
LES VISITEURS 4 : LA GUERRE ARRIVE
2. PRISES DE VUE COMIQUES
Caméra tremblante. Zooms ratés.
Le cadreur :
« Mais restez immobiles ! »
Godefroy :
« Je suis chevalier, pas un piquet de vigne ! »
Jacouille poursuit un poulet rôti.
« Reviens ici, tas de viande ! C'est pour la scène ! »
Gros plan involontaire sur le sorcier.
« Attendez, je me recoiffe ! »
Il déclenche un sort.
Un drone explose.
Personne ne sait pourquoi.
Godefroy (trop près) :
« Recule, manant ! Tu vas finir en taverne ! »
3. GÉNÉRIQUE DE FIN HUMORISTIQUE
Distribution :
Godefroy : joué par lui même, personne n'a osé lui dire non.
Jacouille : payé en poulets rôtis.
Le Sorcier : en RTT temporelle.
Les drones : pas disponibles pour commentaire.
Équipe technique :
Régisseur lumière: aveuglé trois fois par les éclats de joie
Ingénieur du son : a fui, sourd d'une oreille, après le premier « Montjoie ! ».
Maquilleuse : a tenté de coiffer vainement Jacouille. RIP.
Catering :
Poulets rôtis : Jacouille.
Vin : taverne locale.
Charcuterie : disparue mystérieusement.
4. BÊTISIER
Godefroy tente de monter dans un tank.
Il glisse.
Jacouille :
« Messire, c'est pas un cheval, ça ! »
Le sorcier lance un sort.
Il se transforme en pigeon pendant quatre secondes.
Personne ne coupe la caméra.
Jacouille vole un talkie walkie :
« Messire, j'entends des voix dans la boîte !
C'est de la sorcellerie moderne ! »
5. BANDE ANNONCE INTERNE
Voix off :
Ils sont revenus.
Ils sont perdus.
Ils sont… affamés.
Jacouille :
« Où est la taverne la plus proche ? »
Godefroy :
« Où est le sorcier le plus sobre ? »
Explosion.
Écran noir.
6. SCÈNE POST GÉNÉRIQUE
Jacouille, seul dans le champ de bataille, ramasse un iPhone.
Il appuie sur un bouton.
Un vortex s'ouvre, grondant comme un ventre affamé.
Jacouille :
« Messiiiiire… par la sainte barbe… j'ai encore fait une bêtise !
Mais c'était pas exprès… je crois. »
Un éclair jaillit du vortex.
Godefroy surgit, couvert de poussière, l'air furieux.
Godefroy :
« Par tous les saints… Jacquouille la Fripouille !
Je te jure : un jour, tes diableries vont nous coûter
plus cher en indemnisations de décor
qu'en potions du sorcier ! »
Jacouille recule, penaud.
Le vortex se remet à vibrer dangereusement.
Jacouille (tout petit) :
« Messire… je crois qu'il veut encore me manger… »
Godefroy :
« Eh bien qu'il te mange ! Ça nous fera des vacances ! »
Le vortex aspire Jacouille par le col.
Godefroy soupire, lève les yeux au ciel…
et se fait aspirer à son tour.
FIN - FIN – FIN
Bande annonce - Poème - Making of
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ACTE I - BANDE ANNONCE HUMORISTIQUE
(Voix grave, beaucoup trop dramatique)
Voix off
Dans un monde où le passé rencontre le futur…
Où les chevaliers affrontent les klaxons…
Où les drones défient les dragons…
Deux hommes n'étaient absolument pas prêts.
Scène 1 Le Retour
Un éclair. Un vortex.
Godefroy surgit, épée levée.
Godefroy
« Par la barbe de Saint Roland, où sommes nous encore ?! »
Jacouille apparaît, tenant un iPhone à l'envers.
Jacouille
« Messiiiiire… j'ai touché un bouton… ça a tout explosé. »
Scène 2 Le Choc des Époques
Des chars avancent.
Des drones bourdonnent.
Un cheval hennit sans raison.
Voix off
Ils pensaient connaître la guerre…
Ils n'avaient encore rien vu.
Godefroy (au tank)
« Montre toi, vil dragon de fer ! »
Le tank tire.
Jacouille disparaît du cadre.
Il réapparaît par le bas de la camera, montrant sa belle dentition :
« OKeee ! »
Scène 3 Le Chaos Total
Le sorcier apparaît dans un nuage de fumée.
Sorcier
« J'ai peut être… raté la potion. »
Jacouille, carbonisé :
« Messire, j'ai perdu… mes sourcils ! »
Scène 4 La Fuite
Godefroy court poursuivi par un drone.
Jacouille court poursuivi par un poulet rôti.
Le caméraman court poursuivi par Godefroy.
Voix off
Quand le destin les appelle…
Ils répondent… en courant.
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Titre à l'écran
LES VISITEURS 4 : LA GUERRE ARRIVE
(et eux… ils repartent déjà)
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Voix off finale
Préparez vous pour l'aventure la plus folle,
la plus bruyante,
la plus anachronique de toute l'histoire du cinéma.
Voix off
Car quand les Visiteurs reviennent…
Le monde moderne n'a qu'à bien se tenir.
***
ACTE II - LE VRAI POÈME
(Explosion, cheval qui hennit, Jacouille qui crie « Messiiiiire ! »)
Voix off:
Or sus, preux chevaliers, brandissez vos étendards,
Car l'ombre des loups noirs s'avance sur nos remparts !
Godefroy, noble sire, lève l'épée sacrée
Et jure, par sa foi, de défendre la contrée.
Jacouille:
Or sus, Messire Godefroy, voyez ce grand vacarme :
Ce n'est point trompettes, mais des chars qui s'arment !
Des monstres de fer roulent, crachant feu et tonnerre…
Par ma barbe, Messire, quel démon de la guerre !
Godefroy:
Jacouille, regarde donc ces soldats en armure :
Point de heaume ni d'écu, mais casques sans figure.
Ils brandissent des bâtons qui crachent mille éclairs…
Par saint Georges, maraud, ce sont fusils de guerre !
Jacouille:
Vite, Messire, cachons nous derrière ce grandiose camion,
Qu'on appelle char d'assaut, ou bien "tank", selon l'opinion.
Mais prenez garde, car au ciel volent des oiseaux d'acier :
Des "dronesques", dit on, qui nous veulent terrasser.
Godefroy:
Montjoie ! Saint Denis ! Qu'est ce donc que ce vacarme ?
On dirait des sorciers qui lancent éclairs et flammes.
Par ma foi, Jacouille, je brandis mon épée
Et j'irai trancher court ces machines ensorcelées !
Jacouille:
Messire, doucement, car voici un grand canon
Qui tonne feu et flammes plus fort qu'un fou dragon.
Si vous vous approchez, vous serez en charpie,
Et moi, je préfère chercher bon vin et charcuterie.
Godefroy:
Silence, maraud ! Un brave chevalier ne cède
Ni devant les loups, ni devant ces engins de raide.
Qu'ils soient d'acier ou de feu, je n'ai point de peur,
Car ma bravoure est plus forte que leur… dingo moteur !
Voix off + Godefroy:
Mais soudain, un soldat s'avance, criant dans son langage :
« Hands up, don't move ! » - Ô diable, quel curieux outrage !
Jacouille, traduis moi ce charabia infernal,
Car je n'entends que mots du latin mal aval.
Jacouille:
Messire, il dit qu'il veut qu'on lève nos mains,
Mais moi, je préfère lever un verre de vin…
Allons, quittons ce champ, cherchons une taverne,
Car la guerre moderne est trop rude et trop terne !
La sagesse finale:
Retourons vite, Jacouille, au temps des chevaliers,
Appelle donc, sur ton iPhone, notre bon vieux sorcier.
Qu'il nous fasse boire preste la pire de ses potions,
Car mieux vaut son breuvage que ces folles légions...
La voix du metteur en scène:
Ô noble opérateur, tiens ferme ta machine,
Ne tombe point au sol, garde ligne divine.
Allonge ton regard au loin dans l'infini,
Et suis Godefroy, Jacouille, suis, suis, suis !
Leurs silhouettes s'effacent sur le chemin lointain,
Puis s'éteignent dans l'ombre d'un astre incertain.
Réduits à une étoile, minuscule et fragile,
Un point perdu au ciel, un éclat qui s'effile...
Alors projette, ô toi, l'Univers tout entier,
Sur un visage humain, burlesque chevalier.
Que l'écran se confonde avec la comédie,
Et que l'Infini s'émeuve de l'humaine folie!
Et quand la nuit descend, quand l'écran devient noir,
Entre tes mains, Magistre, comme un dernier espoir.
Va chercher à l'horizon, ce sublime pur tableau,
Qui puisse nous faire ressentir l'Infini dans ces mots...
***
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ACTE III - MAKING OF COMPLET
(Supplément DVD complètement barré)
1. GÉNÉRIQUE DE DÉBUT
Voix off dramatique :
Dans un monde où les chevaliers affrontent les klaxons…
Où les drones défient les dragons…
Deux hommes n'étaient absolument pas prêts.
Jacouille (hors champ) :
« Messiiiiire ! J'ai appuyé sur un bouton, ça a tout explosé ! »
Titre :
LES VISITEURS 4 : LA GUERRE ARRIVE
2. PRISES DE VUE COMIQUES
Caméra tremblante. Zooms ratés.
Le cadreur :
« Mais restez immobiles ! »
Godefroy :
« Je suis chevalier, pas un piquet de vigne ! »
Jacouille poursuit un poulet rôti.
« Reviens ici, tas de viande ! C'est pour la scène ! »
Gros plan involontaire sur le sorcier.
« Attendez, je me recoiffe ! »
Il déclenche un sort.
Un drone explose.
Personne ne sait pourquoi.
Godefroy (trop près) :
« Recule, manant ! Tu vas finir en taverne ! »
3. GÉNÉRIQUE DE FIN HUMORISTIQUE
Distribution :
Godefroy : joué par lui même, personne n'a osé lui dire non.
Jacouille : payé en poulets rôtis.
Le Sorcier : en RTT temporelle.
Les drones : pas disponibles pour commentaire.
Équipe technique :
Régisseur lumière: aveuglé trois fois par les éclats de joie
Ingénieur du son : a fui, sourd d'une oreille, après le premier « Montjoie ! ».
Maquilleuse : a tenté de coiffer vainement Jacouille. RIP.
Catering :
Poulets rôtis : Jacouille.
Vin : taverne locale.
Charcuterie : disparue mystérieusement.
4. BÊTISIER
Godefroy tente de monter dans un tank.
Il glisse.
Jacouille :
« Messire, c'est pas un cheval, ça ! »
Le sorcier lance un sort.
Il se transforme en pigeon pendant quatre secondes.
Personne ne coupe la caméra.
Jacouille vole un talkie walkie :
« Messire, j'entends des voix dans la boîte !
C'est de la sorcellerie moderne ! »
5. BANDE ANNONCE INTERNE
Voix off :
Ils sont revenus.
Ils sont perdus.
Ils sont… affamés.
Jacouille :
« Où est la taverne la plus proche ? »
Godefroy :
« Où est le sorcier le plus sobre ? »
Explosion.
Écran noir.
6. SCÈNE POST GÉNÉRIQUE
Jacouille, seul dans le champ de bataille, ramasse un iPhone.
Il appuie sur un bouton.
Un vortex s'ouvre, grondant comme un ventre affamé.
Jacouille :
« Messiiiiire… par la sainte barbe… j'ai encore fait une bêtise !
Mais c'était pas exprès… je crois. »
Un éclair jaillit du vortex.
Godefroy surgit, couvert de poussière, l'air furieux.
Godefroy :
« Par tous les saints… Jacquouille la Fripouille !
Je te jure : un jour, tes diableries vont nous coûter
plus cher en indemnisations de décor
qu'en potions du sorcier ! »
Jacouille recule, penaud.
Le vortex se remet à vibrer dangereusement.
Jacouille (tout petit) :
« Messire… je crois qu'il veut encore me manger… »
Godefroy :
« Eh bien qu'il te mange ! Ça nous fera des vacances ! »
Le vortex aspire Jacouille par le col.
Godefroy soupire, lève les yeux au ciel…
et se fait aspirer à son tour.
FIN - FIN – FIN
