Écumes de Pierre
6
Elle se perd un peu plus chaque jour dans la brume,
Une marche en avant, le brouillard s'épaissit
Des pas à reculons et son verbe est saisi
Par un passé présent éclair qui la consume.
Sa mémoire a changé, habillé d’un costume
De souvenirs oublis qui s'est bien rabougri,
Déformé. Son mari, son cher, son colibri
Parti haut dans le ciel, n'est plus que terne écume
Disparue apparue au bon gré du ressac.
Barrés également ses beaux rires qui pleurent,
Sa gaîté, son humour, vivaces qui se meurent,
Hirondelles au printemps ensoleillant l'ubac.
Pourtant entre ses bras, encore quelque chose,
La tendresse en brassées égayant le morose.
*Pierre est aussi le prénom de la personne qui a inspiré ce poème.
Une marche en avant, le brouillard s'épaissit
Des pas à reculons et son verbe est saisi
Par un passé présent éclair qui la consume.
Sa mémoire a changé, habillé d’un costume
De souvenirs oublis qui s'est bien rabougri,
Déformé. Son mari, son cher, son colibri
Parti haut dans le ciel, n'est plus que terne écume
Disparue apparue au bon gré du ressac.
Barrés également ses beaux rires qui pleurent,
Sa gaîté, son humour, vivaces qui se meurent,
Hirondelles au printemps ensoleillant l'ubac.
Pourtant entre ses bras, encore quelque chose,
La tendresse en brassées égayant le morose.
*Pierre est aussi le prénom de la personne qui a inspiré ce poème.
