Il a peint pour moi
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Il a peint pour moi
des images d’eau et de bois.
Et je m’en suis aspergé tant que j’ai pu
De ces visions glacées qui me dépassaient
Jusqu’au propre du rugueux contact
Jusqu’au translucides surfaces
De ces visages crucifiés
De ces madones qui criaient
En vain
De la foi d’une blanche et noire peinture
On n’entrevoit que les lueurs de leurs peines_
Et comment pourrait-on en pénétrer
Leurs affres et leurs hautes ardeurs ?
Je me le demande en émois
En tel état, je suis et ainsi demeure
Moi qui suis faible, menteur et qui pourtant en vis.
Oh que oui, Terre friable, telle est mon nom.
Submergé, je ne le suis que trop
Ton nom m’emplit
Ainsi que par ton souffle
Et par cette sainte bouche
Dont je n’entrevois
Que bribes et lueurs.
De vêpres en matines
Je ne vis et m’éveille
Qu’au son des cloches
