Mornes allées d'aucun soupir
Où dorment les marbres livides
On n'en finit pas de mourir
Dans vos sombres caveaux humides
Derrière les anneaux rouillés
Les prénoms surannés s’effacent
De tant d'enfances oubliées
Les derniers souvenirs se lassent
Ils savent, les morts des familles
Qu’une fois l’an on vient fleurir
Que les printemps sous les charmilles
Vite, vite, sont à cueillir
