L'ode à risques
Je sors Porte de La Chapelle,
Capter teints bistres et orientaux,
Brulant les deux bouts d’une chandelle,
Comme une offrande, un ex voto.
Désorienté dans les bistrots,
Interrogatifs m’interpellent,
Des yeux vifs, comme dans le métro,
A la sauvette, ceux des gazelles.
Tourne ma tête, comme un derviche,
Comme raque voilé par le raki,
L’estafette de l’armée kaki,
Pour la bouche au bout d’une cibiche.
Les vitres sales sont des vitraux,
Des soupiraux ornementés,
Soupirant aux dents biseautées,
Fus-je Salieri, musique maestro !
Que je chante, barde d’Armorique,
En Morricone, les moricauds,
Plutôt thé vert que monacos,
Delacroix que Clément Méric.
Le flou corrodé d’une photo,
L’oud en stimuli auditif,
Servis d’entrée, sur un plateau,
Du Guétary au plein tarif !
Je guette la beauté qui m’atteint,
Par la chatière, s’est faufilée,
La rêverie d’un narguilé,
Un harem de contes byzantins.
Morgue, narguant les maroquins,
Que retentisse ma cloche fêlée,
Qu’elle se teinte d’argot marocain,
L’armure fendue, aux maures, mêlée.
Mes esprits, ailleurs baguenaudent,
Sur la bague au doigt d’un calife,
Les joues roses d’un prince émotif,
Qu’ils désarment d’une chiquenaude.
Arabesques et volutes votifs,
S’éparpillent par monts et par vaux,
La force du désir prévaut :
Je renouvelle mes vœux fautifs.
Capter teints bistres et orientaux,
Brulant les deux bouts d’une chandelle,
Comme une offrande, un ex voto.
Désorienté dans les bistrots,
Interrogatifs m’interpellent,
Des yeux vifs, comme dans le métro,
A la sauvette, ceux des gazelles.
Tourne ma tête, comme un derviche,
Comme raque voilé par le raki,
L’estafette de l’armée kaki,
Pour la bouche au bout d’une cibiche.
Les vitres sales sont des vitraux,
Des soupiraux ornementés,
Soupirant aux dents biseautées,
Fus-je Salieri, musique maestro !
Que je chante, barde d’Armorique,
En Morricone, les moricauds,
Plutôt thé vert que monacos,
Delacroix que Clément Méric.
Le flou corrodé d’une photo,
L’oud en stimuli auditif,
Servis d’entrée, sur un plateau,
Du Guétary au plein tarif !
Je guette la beauté qui m’atteint,
Par la chatière, s’est faufilée,
La rêverie d’un narguilé,
Un harem de contes byzantins.
Morgue, narguant les maroquins,
Que retentisse ma cloche fêlée,
Qu’elle se teinte d’argot marocain,
L’armure fendue, aux maures, mêlée.
Mes esprits, ailleurs baguenaudent,
Sur la bague au doigt d’un calife,
Les joues roses d’un prince émotif,
Qu’ils désarment d’une chiquenaude.
Arabesques et volutes votifs,
S’éparpillent par monts et par vaux,
La force du désir prévaut :
Je renouvelle mes vœux fautifs.
