Dans la peau de Tony Manero
Il prend son temps, le temps devant soi, sous un soleil de printemps, son 51 sous la main, pour faire le plein, après avoir acheté son pain, dans le pmu du coin.
Il ne dit rien, il sent, il se sent être pleinement, pleinement, en adéquation avec la philosophie d’Alberto Caeiro et d'Albert Camus.
Son smartphone sur sa paume.
Bercé par le chant des oiseaux et le passage des voitures qui imitent le son des vagues qui déferlent sur le sable.
Fait défiler son ecran, comme on ferait défiler des mannequins, surf sur les vagues du web, (il a déjà essayé de surfer sur des vrais vagues, c’etait à Hendaye, il a failli y rester, C’etait la première et la dernière fois qu'il voyait des étoiles sous le bleu du ciel.
Aujourd'hui c’est un vague souvenir).
Revenons au présent.
Il recommande un pastis, après trois gorgées, les clients sur le comptoir deviennent un fond sonore, plus comme un bruit insignifiant, comme des voix qui meublent sa solitude, comme si il était seul sur la terrasse du café.
Il est seul sur la terrasse du café autant qu'il peut l’être dans son lit. Comme il peut l’être dans la foule autant que quand il se torche le derrière, seul, seul et étranger face à lui même.
Car qui prétend se saisir? En vérité nous nous echapons à nous même, comme un poisson fuyant... "Je suis autre chose que ce que je pense être. Et ce que je pense être, est autre chose que ce que je suis."
Après cette lourde pensée métaphysique, il recentre son attention sur l’écran de son smartphone, sur des articles de presse plus ou moins intéressants aux sujets très divers, qu’il sélectionne et partage sur watsap et enregistre dans son bloc note. Qui sait si cela ne l’aidera pas à briller en société, dans un autre apéro avec ses amis et les amis de ses amis?
Il ne pense pas, il regarde, de la même manière qu'on puisse regarder un paysage, paysage numérique toutefois, et ce regard nourrit son intelligence.
" Demain j'aurai sûrement oublié tout cela...
C’est pourquoi j'enregistre, mais sans nul doute que je ne revisiterai jamais la majorité de ces articles, et qu'ils s'évaporront dans la fumée evanescente de ma mémoire." Se dit il.
Puis les murmures des clients recaptivent son attention, ça parle de Trump de l'olympique Lyonnais et de l'Iran. Ce qui le presse à terminer son verre, pour éviter la torture des paroles de ces gens incompétents. Paie l'addition puis une fois sur le trottoir se met à marcher en mode automatique hypnotisé par ses propres pensées, en se remettant dans la peau de Tony Manero, et en pensant à ce qu'il va se mettre dans la pince ce midi.
Il enfile ses lunettes de soleil avec une assurance à couper le souffle, et soudainement cette pensée s'impose à lui : "l'avenir m'appartient".
Puis se remet à penser au film d’Arnold Schwarzenegger "total recall".
C’est vraiment le meilleur film de tout les temps se dit il... À chaque fois qu’il ouvre son portillon, il a depuis quelques mois, cette idée fixe qui lui revient systématiquement : "il faudrait un jour mettre un peu d'huile dans les charnières car se grincement commence à devenir un peu désagréable."
Il ouvre son placard et décide que pour aujourd'hui ça sera des raviolis.
Son portable vibre, et voilà encore un message de fred... En pensant qu'est ce qu’il va encore pouvoir répondre à cet affreux.
Il ne dit rien, il sent, il se sent être pleinement, pleinement, en adéquation avec la philosophie d’Alberto Caeiro et d'Albert Camus.
Son smartphone sur sa paume.
Bercé par le chant des oiseaux et le passage des voitures qui imitent le son des vagues qui déferlent sur le sable.
Fait défiler son ecran, comme on ferait défiler des mannequins, surf sur les vagues du web, (il a déjà essayé de surfer sur des vrais vagues, c’etait à Hendaye, il a failli y rester, C’etait la première et la dernière fois qu'il voyait des étoiles sous le bleu du ciel.
Aujourd'hui c’est un vague souvenir).
Revenons au présent.
Il recommande un pastis, après trois gorgées, les clients sur le comptoir deviennent un fond sonore, plus comme un bruit insignifiant, comme des voix qui meublent sa solitude, comme si il était seul sur la terrasse du café.
Il est seul sur la terrasse du café autant qu'il peut l’être dans son lit. Comme il peut l’être dans la foule autant que quand il se torche le derrière, seul, seul et étranger face à lui même.
Car qui prétend se saisir? En vérité nous nous echapons à nous même, comme un poisson fuyant... "Je suis autre chose que ce que je pense être. Et ce que je pense être, est autre chose que ce que je suis."
Après cette lourde pensée métaphysique, il recentre son attention sur l’écran de son smartphone, sur des articles de presse plus ou moins intéressants aux sujets très divers, qu’il sélectionne et partage sur watsap et enregistre dans son bloc note. Qui sait si cela ne l’aidera pas à briller en société, dans un autre apéro avec ses amis et les amis de ses amis?
Il ne pense pas, il regarde, de la même manière qu'on puisse regarder un paysage, paysage numérique toutefois, et ce regard nourrit son intelligence.
" Demain j'aurai sûrement oublié tout cela...
C’est pourquoi j'enregistre, mais sans nul doute que je ne revisiterai jamais la majorité de ces articles, et qu'ils s'évaporront dans la fumée evanescente de ma mémoire." Se dit il.
Puis les murmures des clients recaptivent son attention, ça parle de Trump de l'olympique Lyonnais et de l'Iran. Ce qui le presse à terminer son verre, pour éviter la torture des paroles de ces gens incompétents. Paie l'addition puis une fois sur le trottoir se met à marcher en mode automatique hypnotisé par ses propres pensées, en se remettant dans la peau de Tony Manero, et en pensant à ce qu'il va se mettre dans la pince ce midi.
Il enfile ses lunettes de soleil avec une assurance à couper le souffle, et soudainement cette pensée s'impose à lui : "l'avenir m'appartient".
Puis se remet à penser au film d’Arnold Schwarzenegger "total recall".
C’est vraiment le meilleur film de tout les temps se dit il... À chaque fois qu’il ouvre son portillon, il a depuis quelques mois, cette idée fixe qui lui revient systématiquement : "il faudrait un jour mettre un peu d'huile dans les charnières car se grincement commence à devenir un peu désagréable."
Il ouvre son placard et décide que pour aujourd'hui ça sera des raviolis.
Son portable vibre, et voilà encore un message de fred... En pensant qu'est ce qu’il va encore pouvoir répondre à cet affreux.
