Orbes de velours
1
En l’onde lente où s’attardent leurs voix,
Glissent des sons qu’aucun mot ne retient ;
Leurs souffles joints s’accordent en émoi,
Tel un écho que le silence étreint.
Voyelles nues, leurs bouches enfiévrées,
Laissent couler un long frisson plus doux ;
Chaque soupir prolonge un vœu sacré,
Quand leurs élans se nouent, lents, à genoux.
L’une prolonge un son que l’autre approuve,
En modulant l’ombre de ses soupirs ;
L'extase que leur corps vibrant éprouve
Fait résonner l’accord de leurs désirs.
Et ce long chant que la nuit abandonne
Ourle la nuit d’un velours languissant ;
Deux voix liées, qu’un même son couronne,
Tissent un monde où tout est fleurissant.
Glissent des sons qu’aucun mot ne retient ;
Leurs souffles joints s’accordent en émoi,
Tel un écho que le silence étreint.
Voyelles nues, leurs bouches enfiévrées,
Laissent couler un long frisson plus doux ;
Chaque soupir prolonge un vœu sacré,
Quand leurs élans se nouent, lents, à genoux.
L’une prolonge un son que l’autre approuve,
En modulant l’ombre de ses soupirs ;
L'extase que leur corps vibrant éprouve
Fait résonner l’accord de leurs désirs.
Et ce long chant que la nuit abandonne
Ourle la nuit d’un velours languissant ;
Deux voix liées, qu’un même son couronne,
Tissent un monde où tout est fleurissant.
