A grandes eaux
C’est la saison des pluies,
Celle où la raison ploie,
Les toms, pulsant, s’emploient,
A revenir à lui.
Des tableaux, saisissant
L’émulsion des moussons,
D’émollients bains moussants,
Naissent ces fiévreux frissons.
Le pédiluve du ciel,
Où s’éploient les palmiers,
Noie les palétuviers,
D’émotions torrentielles.
L’étuve en floraison,
Blouse mes yeux inondés,
Providentielle, l’ondée,
Emonde la frondaison.
Le zim-boum régulier,
Qui martèle la mangrove,
De son groove singulier,
Ruissèle dans mon alcôve.
Dans ce cocon, qu’en soi,
On a conçu étanche,
Fou de sa peau de soie,
Zeus foudroyé s’épanche.
Tambourinent, notes fruitées,
Tempos caoutchouteux,
Dégoulinent ces nuitées,
De cuite, d’un spleen pâteux.
Qu’en luisent colliers de dents,
Aux pulpes dénudées,
En congé, dissidents,
D’occidents oxydés.
D’un cœur, bâton de pluie,
Lourd, d’obsédants tam-tams,
Sourd, le désir réclame,
Sa couverture de Lui.
Celle où la raison ploie,
Les toms, pulsant, s’emploient,
A revenir à lui.
Des tableaux, saisissant
L’émulsion des moussons,
D’émollients bains moussants,
Naissent ces fiévreux frissons.
Le pédiluve du ciel,
Où s’éploient les palmiers,
Noie les palétuviers,
D’émotions torrentielles.
L’étuve en floraison,
Blouse mes yeux inondés,
Providentielle, l’ondée,
Emonde la frondaison.
Le zim-boum régulier,
Qui martèle la mangrove,
De son groove singulier,
Ruissèle dans mon alcôve.
Dans ce cocon, qu’en soi,
On a conçu étanche,
Fou de sa peau de soie,
Zeus foudroyé s’épanche.
Tambourinent, notes fruitées,
Tempos caoutchouteux,
Dégoulinent ces nuitées,
De cuite, d’un spleen pâteux.
Qu’en luisent colliers de dents,
Aux pulpes dénudées,
En congé, dissidents,
D’occidents oxydés.
D’un cœur, bâton de pluie,
Lourd, d’obsédants tam-tams,
Sourd, le désir réclame,
Sa couverture de Lui.
