Babillages de mola mola
3
Oh misère ! Encore un apéro cimetière,
Avec des voisins aux rires de fanfare foraine,
Et aux anecdotes boutiquières, fades comme un inventaire,
Noyées dans un vin que ne boirait pas un vicaire.
À notre arrivée, bien entendu,
Ils avaient sans vergogne déjà bien bu,
Les chips trop salées leur servaient d’alibi,
Nos verres sitôt pleins, les voilà partis dans leurs récits,
Ils s’embarquaient déjà sur leur déco marine,
Sur leurs promos, leur insipide vitrine,
Non non, pas possible… vite une diversion,
Avant que ne déborde mon aversion.
« Et si les poissons parlaient… seraient-ils écolos ? »
Leurs yeux devinrent globuleux, façon mola mola,
Et de leur bouche s’échappèrent des bulles d’embarras,
Il fallut une tournée de plus pour relancer le débat.
Moi, je crois que les poissons nous arnaquent, c’est clair,
Quel culot ! Ils délèguent aux humains le ménage planétaire !
Mais c’est eux qui, plus que nous, salissent leur frayère,
Alors non, pas question de les laisser faire.
Au magasin, on traite déjà avec des requins,
Et sans blague, on sait encore veiller au grain,
Les voilà repartis dans leurs histoires de commerce,
Comme des méduses hébétées qui conversent,
Mes bras s’allongent, tels des tentacules,
Prêts à fuir ces récifs du ridicule,
Je sens monter la marée de l’absurde sans recul,
Alors sans un mot... je capitule
Je rentre
Avec des voisins aux rires de fanfare foraine,
Et aux anecdotes boutiquières, fades comme un inventaire,
Noyées dans un vin que ne boirait pas un vicaire.
À notre arrivée, bien entendu,
Ils avaient sans vergogne déjà bien bu,
Les chips trop salées leur servaient d’alibi,
Nos verres sitôt pleins, les voilà partis dans leurs récits,
Ils s’embarquaient déjà sur leur déco marine,
Sur leurs promos, leur insipide vitrine,
Non non, pas possible… vite une diversion,
Avant que ne déborde mon aversion.
« Et si les poissons parlaient… seraient-ils écolos ? »
Leurs yeux devinrent globuleux, façon mola mola,
Et de leur bouche s’échappèrent des bulles d’embarras,
Il fallut une tournée de plus pour relancer le débat.
Moi, je crois que les poissons nous arnaquent, c’est clair,
Quel culot ! Ils délèguent aux humains le ménage planétaire !
Mais c’est eux qui, plus que nous, salissent leur frayère,
Alors non, pas question de les laisser faire.
Au magasin, on traite déjà avec des requins,
Et sans blague, on sait encore veiller au grain,
Les voilà repartis dans leurs histoires de commerce,
Comme des méduses hébétées qui conversent,
Mes bras s’allongent, tels des tentacules,
Prêts à fuir ces récifs du ridicule,
Je sens monter la marée de l’absurde sans recul,
Alors sans un mot... je capitule
Je rentre
