Mes pénates
1
J’habite un palais de papier
Qui laisse entrer les voix du monde
Et les souvenirs tournoyer
Dans une intarissable ronde.
Sur mes feuillets éparpillés
Des vers mal vêtus se morfondent
Et des poètes familiers
À mon appel parfois répondent.
La clef des champs ouvre la porte
De ce logis à la croisée
De l’ermitage et du musée.
Les neuf muses, les revenants
Et les oiseaux environnants
S’allient pour me prêter main forte.
Qui laisse entrer les voix du monde
Et les souvenirs tournoyer
Dans une intarissable ronde.
Sur mes feuillets éparpillés
Des vers mal vêtus se morfondent
Et des poètes familiers
À mon appel parfois répondent.
La clef des champs ouvre la porte
De ce logis à la croisée
De l’ermitage et du musée.
Les neuf muses, les revenants
Et les oiseaux environnants
S’allient pour me prêter main forte.
