Dans l'oscillance
D'abord, y’a eu le vent doux comme un long sanglot
Simple vent de drapeau mais néanmoins pesant
Un silence si lent qui souffle sur la peau
Et pousse les bateaux auprès du déferlant
Qui aurait pu nous dire en voyant le rivage
Poser un souvenir sur le moindre visage
Que ce simple zéphyr à peine plus d’un mirage
Est le triste message qui ordonne de fuir
Et puis voilà la pluie en rosée de dentelle
Qui retombe du ciel sans faire le moindre bruit
Le sable qui s’enfuit laissant dans son appel
Un âpre goût de sel dans les bouches sans cri
Qui donc aurait pu croire que dans cette eau si pure
Dans cette eau prête à boire descendue de l’azur
Le long des longs trottoirs égrainant ses blessures
Donnerait aux murmures autant de désespoir
Ensuite vint la mer comme un arbre de mort
Se jetant sur le port emportant les prières
Une eau pire que la guerre tombant sans un effort
Sur tout ce qui s’endort dans un sommeil amer
Qui aurait pu penser qu’une vague si lente
À peine la pensée d’une idée lancinante
Une onde atrophiée à la cervelle absente
Donnerait l’heure sonnante ou il fallait crier
Et puis c’est le silence lourd comme un étendard
Flottant dans un hasard qui n’a plus d’importance
La vie prend des vacances la mort est quelque part
Semant tous ses faire-part en flocons doléance
Qui peut imaginer qu’un silence de sourd
À peine inanimé, un simple coup d’ tambour
Aurait pu rassembler l'eau qui compte les jours
Et des larmes d'amour afin de les marier
Simple vent de drapeau mais néanmoins pesant
Un silence si lent qui souffle sur la peau
Et pousse les bateaux auprès du déferlant
Qui aurait pu nous dire en voyant le rivage
Poser un souvenir sur le moindre visage
Que ce simple zéphyr à peine plus d’un mirage
Est le triste message qui ordonne de fuir
Et puis voilà la pluie en rosée de dentelle
Qui retombe du ciel sans faire le moindre bruit
Le sable qui s’enfuit laissant dans son appel
Un âpre goût de sel dans les bouches sans cri
Qui donc aurait pu croire que dans cette eau si pure
Dans cette eau prête à boire descendue de l’azur
Le long des longs trottoirs égrainant ses blessures
Donnerait aux murmures autant de désespoir
Ensuite vint la mer comme un arbre de mort
Se jetant sur le port emportant les prières
Une eau pire que la guerre tombant sans un effort
Sur tout ce qui s’endort dans un sommeil amer
Qui aurait pu penser qu’une vague si lente
À peine la pensée d’une idée lancinante
Une onde atrophiée à la cervelle absente
Donnerait l’heure sonnante ou il fallait crier
Et puis c’est le silence lourd comme un étendard
Flottant dans un hasard qui n’a plus d’importance
La vie prend des vacances la mort est quelque part
Semant tous ses faire-part en flocons doléance
Qui peut imaginer qu’un silence de sourd
À peine inanimé, un simple coup d’ tambour
Aurait pu rassembler l'eau qui compte les jours
Et des larmes d'amour afin de les marier
