À la vôtre, kampai, teranga, salud...
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« À la vôtre ! »… et le monde incline son verre.
Une rasade de lumière dans l’air lourd,
« Il fait chaud, non ? » Les glaçons craquent sans répondre.
Les sols ont soif, c’est tout ce qu’on sait.
Un baobab laisse choir ses feuilles sur les rires.
Le bissap, lui aussi, a le goût de la pluie qui tarde,
Et les anciens sourient en disant : « Teranga, elle viendra. »
Les jeunes, eux, regardent les ombres des jours amers.
Les pétales de cerisier flottent déjà dans le saké,
Kampai ! les saisons, ivres, trébuchent.
Le longjing, le chai, infusent un même écho :
« Les rizières jaunissent tôt cette année. »
On se rappelle, ici, ces lacs qui refusent de geler,
Alors cheers… même si l’hiver hésite à rester.
« Bottoms up », burgers et bières légères,
Dans les mémoires persiste un parfum de suie.
Salud, la tequila brûle, l’agave fendille.
Le malbec a le goût des rivières à sec,
Le pisco, celui des glaciers qui fondent.
On trinque pourtant dans une nuit de fièvre.
Face à la mer : « No worries… »
Sous des eucalyptus jaunis, on lève nos verres
Vers le corail blanchi,
Vers les îles qui s’effacent…
Partout, autour des tables,
Les mêmes phrases reviennent :
« Chaleur… fumée… l’eau qui manque… »
À la vôtre, monde en surchauffe.
Une rasade de lumière dans l’air lourd,
« Il fait chaud, non ? » Les glaçons craquent sans répondre.
Les sols ont soif, c’est tout ce qu’on sait.
Un baobab laisse choir ses feuilles sur les rires.
Le bissap, lui aussi, a le goût de la pluie qui tarde,
Et les anciens sourient en disant : « Teranga, elle viendra. »
Les jeunes, eux, regardent les ombres des jours amers.
Les pétales de cerisier flottent déjà dans le saké,
Kampai ! les saisons, ivres, trébuchent.
Le longjing, le chai, infusent un même écho :
« Les rizières jaunissent tôt cette année. »
On se rappelle, ici, ces lacs qui refusent de geler,
Alors cheers… même si l’hiver hésite à rester.
« Bottoms up », burgers et bières légères,
Dans les mémoires persiste un parfum de suie.
Salud, la tequila brûle, l’agave fendille.
Le malbec a le goût des rivières à sec,
Le pisco, celui des glaciers qui fondent.
On trinque pourtant dans une nuit de fièvre.
Face à la mer : « No worries… »
Sous des eucalyptus jaunis, on lève nos verres
Vers le corail blanchi,
Vers les îles qui s’effacent…
Partout, autour des tables,
Les mêmes phrases reviennent :
« Chaleur… fumée… l’eau qui manque… »
À la vôtre, monde en surchauffe.
version 2 allégée...
