Barbés
On y voit des noms sur les arbres
Qu'ont des racines aux sangs mêlés
De Polonceau à la sainte barbe
Y'a dix prophètes pour dix curés
C'est just' une question de bouquin
Si on s'y coupe le cœur en deux
Aux ventres de ceux qui ont faim
On s'y partage le bon dieu
On laiss' la vie faire son chemin
Qu'on port' une croix ou qu'on s' croit sans
On y trouv' ras toujours quelqu'un
Pour nous donner un peu de temps
On y ouvre les yeux pareil
Qu'importe l'étoile qu'on caresse
On s'y chauffe au même soleil
On s'y brûle aux mêmes promesses
On y naît quelle qu'en soit la messe,...
... à Barbés,...
On y apprend les jours d'orage
De minaret en mirador
Avec au milieu du visage
Ces yeux qui en r' demandent encore
D'un bleu qui ferait taire la mer
D'un noir à faire pâlir la nuit
On y trouv' ra toujours un frère
Au regard perdu d'un ami
On y comprend ce que nos mains
Ont le pouvoir d'imaginer
On y fait bonheur d'un chagrin
Que l'on devra bien partager
On y vit de la même façon
Quelle que soit l'étoile qu'on encaisse
On s'y chauffe au même charbon
On s'y brûle aux mêmes tristesses
On pourrait y croiser Jaurès,...
... à Barbés,...
On y voit plus que des voyages
Dans le pli des peaux fatiguées
Qui se perdent dans le partage
Brûlants d'un dernier narghilé
On y voit le métro qui passe
Avec ses cœurs tout mélangés
Un bout du nôtre est à sa place
Sur ce grand métier à tisser
Dans le regret de ces prières
Qu'on a pas su articuler
Au milieu des autres on espère
Qu'on nous laiss' ras pas sur le quai
On s'y éteint tout doucement
Quelle que soit l'étoile que l'on laisse
On s'y chauffe au même sacrement
On s'y brûle aux mêmes sagesses
On meurt face aux soleils qui naissent,...
... à Barbés,...
Qu'ont des racines aux sangs mêlés
De Polonceau à la sainte barbe
Y'a dix prophètes pour dix curés
C'est just' une question de bouquin
Si on s'y coupe le cœur en deux
Aux ventres de ceux qui ont faim
On s'y partage le bon dieu
On laiss' la vie faire son chemin
Qu'on port' une croix ou qu'on s' croit sans
On y trouv' ras toujours quelqu'un
Pour nous donner un peu de temps
On y ouvre les yeux pareil
Qu'importe l'étoile qu'on caresse
On s'y chauffe au même soleil
On s'y brûle aux mêmes promesses
On y naît quelle qu'en soit la messe,...
... à Barbés,...
On y apprend les jours d'orage
De minaret en mirador
Avec au milieu du visage
Ces yeux qui en r' demandent encore
D'un bleu qui ferait taire la mer
D'un noir à faire pâlir la nuit
On y trouv' ra toujours un frère
Au regard perdu d'un ami
On y comprend ce que nos mains
Ont le pouvoir d'imaginer
On y fait bonheur d'un chagrin
Que l'on devra bien partager
On y vit de la même façon
Quelle que soit l'étoile qu'on encaisse
On s'y chauffe au même charbon
On s'y brûle aux mêmes tristesses
On pourrait y croiser Jaurès,...
... à Barbés,...
On y voit plus que des voyages
Dans le pli des peaux fatiguées
Qui se perdent dans le partage
Brûlants d'un dernier narghilé
On y voit le métro qui passe
Avec ses cœurs tout mélangés
Un bout du nôtre est à sa place
Sur ce grand métier à tisser
Dans le regret de ces prières
Qu'on a pas su articuler
Au milieu des autres on espère
Qu'on nous laiss' ras pas sur le quai
On s'y éteint tout doucement
Quelle que soit l'étoile que l'on laisse
On s'y chauffe au même sacrement
On s'y brûle aux mêmes sagesses
On meurt face aux soleils qui naissent,...
... à Barbés,...
