Abîmes
4
Plus le temps me passe,
Plus le jour descend,
Plus vide est l’espace,
L’air déliquescent…
L’avenir me presse,
Les futurs me sont
Si grands de détresse ;
Quel ciel infécond !
Me fâche et me fige
Cet ange assassin
Dont l’épée afflige
Le sang de mon sein ;
Damoclès le lâche
Toujours, c’est ainsi
Que je touche à l’âge
Qu'être a rétréci.
Car l’âme aussi s’use,
D’émois et d’ennuis,
Dans le corps, recluse,
Comme un pas à l’huis ;
Et quand elle s’ouvre
La porte est un trou !
Ni havre ni vouivre ;
Sans fond, sans fin, fou !
Plus le jour descend,
Plus vide est l’espace,
L’air déliquescent…
L’avenir me presse,
Les futurs me sont
Si grands de détresse ;
Quel ciel infécond !
Me fâche et me fige
Cet ange assassin
Dont l’épée afflige
Le sang de mon sein ;
Damoclès le lâche
Toujours, c’est ainsi
Que je touche à l’âge
Qu'être a rétréci.
Car l’âme aussi s’use,
D’émois et d’ennuis,
Dans le corps, recluse,
Comme un pas à l’huis ;
Et quand elle s’ouvre
La porte est un trou !
Ni havre ni vouivre ;
Sans fond, sans fin, fou !
