À bout de souffle
Je me demande
encore
comment font
les actuelles “avaleuses de sabres,”
comment elles tiennent
quand la lame s’invite
lente
insistante
jusqu’au seuil du silence
la gorge s’ouvre
comme une promesse tenue
sans trembler
et l’air
se fait discret
presque voyeur
elles accueillent
sans heurt
sans fuite
le mouvement glisse
revient
s’attarde
comme une vague
qui connaît déjà
le chemin du rivage
aucun cri
aucune rupture
juste ce souffle suspendu
entre maîtrise et abandon
alors j’imagine
le corps qui apprend
à ne plus résister
à laisser passer
ce qui dépasse
et dans cette tension douce
où tout semble trop plein
il reste
une énigme brûlante
comment
continuer à respirer
quand le désir
prend toute la place.
encore
comment font
les actuelles “avaleuses de sabres,”
comment elles tiennent
quand la lame s’invite
lente
insistante
jusqu’au seuil du silence
la gorge s’ouvre
comme une promesse tenue
sans trembler
et l’air
se fait discret
presque voyeur
elles accueillent
sans heurt
sans fuite
le mouvement glisse
revient
s’attarde
comme une vague
qui connaît déjà
le chemin du rivage
aucun cri
aucune rupture
juste ce souffle suspendu
entre maîtrise et abandon
alors j’imagine
le corps qui apprend
à ne plus résister
à laisser passer
ce qui dépasse
et dans cette tension douce
où tout semble trop plein
il reste
une énigme brûlante
comment
continuer à respirer
quand le désir
prend toute la place.
