Une nuit de printemps
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C’était une nuit de printemps
Presque aussi chaude qu’en été,
De celles qui sont aux amants
Promesse d'unions effrénées.
Je me suis laissé approché,
Comme la princesse en son bois,
Laissant courir le temps léger
Sur l’heure au cadran qui ondoie.
Il faut dire que, fatigué,
Par ma dure journée vaincu,
Mon corps sur le lit se livrait
Tout entier et à moitié nu...
Seul un drap fin ne recouvrait
Qu’une de mes jambes tendue,
Le reste de l’intimité
De son désir était en vue.
Il est venu la visiter,
Frôlant son épiderme au mien,
Sa bouche y collant des baisers
Je crois, jusqu’au petit matin
Où quelques stigmates apparurent :
Occasionnant démangeaisons,
Un bouquet d'acné en parure
Et rougeurs de l’orteil au front.
Le soir même fut ma vengeance :
Debout au pieu, non plus couché,
Claquant mes mains, quelle jouissance,
Maudit moustique, je l’ai buté!
Presque aussi chaude qu’en été,
De celles qui sont aux amants
Promesse d'unions effrénées.
Je me suis laissé approché,
Comme la princesse en son bois,
Laissant courir le temps léger
Sur l’heure au cadran qui ondoie.
Il faut dire que, fatigué,
Par ma dure journée vaincu,
Mon corps sur le lit se livrait
Tout entier et à moitié nu...
Seul un drap fin ne recouvrait
Qu’une de mes jambes tendue,
Le reste de l’intimité
De son désir était en vue.
Il est venu la visiter,
Frôlant son épiderme au mien,
Sa bouche y collant des baisers
Je crois, jusqu’au petit matin
Où quelques stigmates apparurent :
Occasionnant démangeaisons,
Un bouquet d'acné en parure
Et rougeurs de l’orteil au front.
Le soir même fut ma vengeance :
Debout au pieu, non plus couché,
Claquant mes mains, quelle jouissance,
Maudit moustique, je l’ai buté!
