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Symphonie pour Marilyn
1

Voici un hommage en bonne et due forme,
écrit pour honorer Marilyn, virtuelle centenaire,
dont la naissance se situe autour de 1926,
selon un philosophe bouddhiste.

Incandescente ingénue
et cette perpétuelle envie de fuir
comme la fureur de vivre
dans le vent fourrure de rêve.

Chaque homme aurait aimé être
ce peignoir blanc épousant
à merveille ses formes.
Chaque homme aurait aimé être
sa fourchette langoureuse
dans le palais de ses secrets.
Mais l'histoire est parsemée
de doutes et d'invités maladroits.
L'important c'est de garder le méridien,
allumer la torche, parler du phénomène
Marilyn sans se brûler les ailes.
C'est presque un devoir intellectuel
que de célébrer la culture
mais cessons de nous justifier
car comme le dit clairement
un poète des Grisons :
" Qui cherche à se justifier est pour moitié coupable ! "


A l'instar d'un inconnu,
je ne vais pas vous raconter
la vérité vraie mais mieux que ça…
Car la vérité sait cacher ses poils.
Car la vérité sait être nue,
attrapée au lasso pour un torride rodéo
une nuit d'août électrique.
Un pas de danse, un chassé-croisé
et les cœurs se soulèvent
comme un verre de Bourbon
au creux de son lit.
Personne ne restera serein
devant cette fameuse chute de rein,
demandez au dogue du Tibet ce qu'il en est !



Pour ma part j'aurai été capable
de crever les quatre pneus de sa décapotable
et, comme un bon samaritain,
lui venir en aide avec le sourire :
" Gente dame, permettez-moi
de m'atteler à votre auto au plus vite
car il est tard, 20 : 26,
et le soleil commence à décliner.
Vous avez changé la face du monde
de votre plus beau profil
et au souvenir de votre jupe aérienne
le triangle des Bermudes s'évanouit,
du moins c'est ce qui m'a été rapporté.
Je ne veux pas de merci, juste un sourire."
Jamais au grand jamais
le cinéma ne reverra pareil éclat.

Marilyn sans drapeau ni nation
a les plus beaux genoux de l'univers.
Elle s'est posée et a versé
une larme sentinelle, un appel, un SOS
avant de plonger dans la détresse.
Mais comment éradiquer le mal
lorsque son cou long comme la tour Eiffel
s'installe ?
Un avion de chasse vient de survoler
son ombre en sifflant l'air :
poupoupidou, poupoupidou...
Maintenant elle dort pour toujours
dans le corridor des mémoires.

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© Poème posté le 11/04/2026 par Edo Schweiz

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