Méditation pessoenne
Je ne dis rien, je sens, je me sens être pleinement. Étendu dans mon lit, fenêtre entre ouverte rideaux semi fermé, mon smartphone collé à ma main.
Bercé par le chant des oiseaux et le passage des voitures qui imitent le son des vagues qui déferlent sur le sable.
Je fais défiler mon ecran, comme des mannequins, je surf sur les vagues du web, (j’ai déjà essayé de surfer sur des vrais vagues, C’etait à Hendaye, j’ai failli y rester. Aujourd'hui c’est un vague souvenir).
Revenons au présent.
En arrière plan, s’ajoute un fond sonore qui sort de mon enceinte, j’ ai inséré un CD d’un livre audio en anglais de Chico Buarque, ce fond sonore est plus comme un bruit insignifiant, comme une voix qui meuble ma solitude, comme si j'étais seul sur la terrasse d’un café, un verre à la main et que des étrangers parlaient à côté de moi.
Je suis seul dans mon lit autant que dans une terasse de café. Comme je peux l’être dans la foule autant que je le suis quand je me torche le derrière, seul, seul et étranger face à moi même.
Car qui prétend se saisir? En vérité nous nous echapons à nous même, comme un poisson fuyant... je suis autre chose que ce que je pense être. Et ce que je pense être, est autre chose que ce que je suis.
Mon attention est centrée sur l'écran de mon smartphone, sur des articles de presse plus ou moins intéressants aux sujets très divers, que je sélectionne et partage et enregistre dans mon bloc note. Je ne pense pas, je regarde, et ce regard nourrit mon intelligence. Demain j'aurai sûrement oublié tout cela...
C’est pourquoi j'enregistre, mais sans nul doute que je ne revisiterai jamais la majorité de ces articles, et qu'ils s'évaporront dans la fumée evanescente de ma mémoire.
De temps en temps mon attention s’oriente vers quelques mots anglais qui s'échappe de mon enceinte, je crois les comprendre.
J'aimerais parler plusieurs langues mais je ne sais pas vraiment comment m’y prendre. Peut être que j'espère que mon cerveau enregistrera tout les mots du livre audio sans y prêter attention, sans aucun effort, et que, comme par magie, le lendemain je serai polyglotte.
Je veux tout mais à force de tout vouloir je ne serai rien, peut être. Personne.
Une personne qui n’est personne, et qui portera en elle peut-être tous les rêves du monde, comme l’a ecrit Pessoa, est-ce peu?
Au milieu de tout cela, je sens la chaleur du soleil qui s’introduit dans ma chambre, je la sens de tout mon être, sans être pesante, à point, elle m'enveloppe comme un calin divin comme une onde impalpable mais subtilement percepible, je l'accueil. De la même manière que j'accueille l'orage mais avec une saveur particulière. En ce jour de printemps, je me sens au sommet de ce que peut m'offrir la météo entre le froid et l'excès de chaud, avant l'arrivée des moustiques ... Je haie les moustiques! Sur ce grand huit climatique.
Instants simples d’un jour nouveau qui s’ecoulera de nouveau dans le sablier infini du temps, temps qui avance sans cesse. Vers où? Je ne sais moi! Mystère... Je suis un grain de poussière, un rien qui passe au milieu de tout.
Vers où ?
Cette question m'oriente t’elle vers une posture rebelle, d'ennemi de la vie sans que je le sache?
Quoi de plus naturel que de douter d’une chose qui n’a pas de sens?
Obéir sans raison?
Mais douter de la vie parcequ’elle n’a pas de sens ultime est ce vraiment raisonnable ?
N’y a t’il pas un sens ultime à voir, à ressentir ce que nous sommes plutôt qu’à y penser? La pensée s'égare, le corps non, le corps est pure présence.
En poussant notre reflexion audelà de l’́horizon nous pouvons créer en nous même un mensonge, comme un poison de l’âme, un toc toxique de la pensée qui amoindrit l’existence, l’affadit, l’affaiblit, et la flétrit, précipitamment comme un dragon qui crache son feu sur un champ de fleur. Comme une nuit continuelle, nuit du dedans de soi...
Tout comme mes superstitions, ont été ma porte d'entrée vers la culture philosophique l’art l'histoire des religions la psychologie et la littérature la connaissance de soi
Mais contrairement à chico B il serait contre-productif de rester fidèle aux moteurs de mes peurs.
Je suis resté bloqué devant la porte d'entrée
J’ai trop lu, je suis resté coincé dans les livres (et pas les meilleurs) comme don quixote de la mancha.
Alberto Caeiro heteronyme de Pessoa est le plus tendre ami de la vie que j’ai rencontré, mon maître peut être, j’ai encore besoin de lui, de sa lumière, lui qui n’a jamais existé que dans l'imagination de fernando Pessoa. J’ai besoin de sa lumière pour mieux en adéquation avec la vie, être dans la vérité de mon essence... En harmonie entre le monde et moi, qui ne suis pas. Ou bien dit autrement, pour ne pas sombrer dans la folie, dans cette antre confectionnée par mon imaginaire nourrit par mes pensées.
Que sais je moi du sens ultime des choses? Je suis si petit...
Le mystère ne se perce pas comme on peut percer un mur avec un perforateur.... Le mystère est un mur infranchissable, le mur du mystère.
Et c’est être mûr que d'accepter ce que nous sommes, dénués des immenses et infructueuses voiles de nos constructions mentales...
Depuis deux semaines je lis du fernando pessoa, et à force de m’en imprégner j’ai l'impression d'écrire un peu comme lui, un peu...
Pessoa ça veut dire personne, au sens de quelqu'un.
Il a essayé le spiritisme des tables tournantes
Ça l’a un peu tourmenté
Il disait être influencé par des entités
Et voir l'aura des gens
Puis il s’est peu à peu détaché du spiritisme
Il est multiple
Il s’est inventé plusieurs identités
Avec lesquelles il écrivait dans des styles différents
Certains disent qu’il souffrait du trouble de la personnalité multiple
Comme Tyler Durden interprété par Brad Pit dans Fight Club.
Paraît que Pessoa avait peur de la folie car sa grand mère est décédée complètement folle
Qu’il aurait cherché un certains équilibre à travers son expression littéraire
Qu’il aurait réussi à trouver malgré son alcoolisme
D'où ma photo de profil , une oeuvre d'art dédiée à pessoa . Une sculpture avec plusieurs lunettes car il avait différentes manières de voir
Plusieurs masques avec Plusieurs lunettes empilés les uns sur les autres sous le même chapeau
Comme une multiplicité enveloppée par une unité cohérente
Il a eu une crise existentielle qu’il a réussi à surmonter grâce à ses ecrits, qui lui ont permis de s’incerer dans une vie normale comme les autres...
Quand il était jeune il a essayé les tables tournantes
Il a lutté contre la folie et dit on a été heureux, a trouvé le bonheur, contrairement à ce que peut faire penser le titre de son livre principal : ''l'intranquilité''
Il etait critique envers les 3 régimes politiques qu’il à traversé monarchie république et dictature
Il a essayé le spiritisme, il a eu une période, charnière, comme un choc... il a eu des expériences de médiumnité, dit avoir eu des messages dictée par des maîtres inconnus de l'au-delà qui avaient une emprise sur lui ça l’a traumatisé et s'en est suivie une dépression
Il voyait son aura dans le miroir et l'aura des autres voyait à travers les habits
Ensuite il a dépassé et critiqué tout ça
Il a continué ses recherches avec les franç maçons les hauts grades mais n'arrivait jamais à se satisfaire d’une réponse
Il n’a jamais été fidèle à aucune doctrine
Il se définissait comme chrétien gnostique mystique.
Bercé par le chant des oiseaux et le passage des voitures qui imitent le son des vagues qui déferlent sur le sable.
Je fais défiler mon ecran, comme des mannequins, je surf sur les vagues du web, (j’ai déjà essayé de surfer sur des vrais vagues, C’etait à Hendaye, j’ai failli y rester. Aujourd'hui c’est un vague souvenir).
Revenons au présent.
En arrière plan, s’ajoute un fond sonore qui sort de mon enceinte, j’ ai inséré un CD d’un livre audio en anglais de Chico Buarque, ce fond sonore est plus comme un bruit insignifiant, comme une voix qui meuble ma solitude, comme si j'étais seul sur la terrasse d’un café, un verre à la main et que des étrangers parlaient à côté de moi.
Je suis seul dans mon lit autant que dans une terasse de café. Comme je peux l’être dans la foule autant que je le suis quand je me torche le derrière, seul, seul et étranger face à moi même.
Car qui prétend se saisir? En vérité nous nous echapons à nous même, comme un poisson fuyant... je suis autre chose que ce que je pense être. Et ce que je pense être, est autre chose que ce que je suis.
Mon attention est centrée sur l'écran de mon smartphone, sur des articles de presse plus ou moins intéressants aux sujets très divers, que je sélectionne et partage et enregistre dans mon bloc note. Je ne pense pas, je regarde, et ce regard nourrit mon intelligence. Demain j'aurai sûrement oublié tout cela...
C’est pourquoi j'enregistre, mais sans nul doute que je ne revisiterai jamais la majorité de ces articles, et qu'ils s'évaporront dans la fumée evanescente de ma mémoire.
De temps en temps mon attention s’oriente vers quelques mots anglais qui s'échappe de mon enceinte, je crois les comprendre.
J'aimerais parler plusieurs langues mais je ne sais pas vraiment comment m’y prendre. Peut être que j'espère que mon cerveau enregistrera tout les mots du livre audio sans y prêter attention, sans aucun effort, et que, comme par magie, le lendemain je serai polyglotte.
Je veux tout mais à force de tout vouloir je ne serai rien, peut être. Personne.
Une personne qui n’est personne, et qui portera en elle peut-être tous les rêves du monde, comme l’a ecrit Pessoa, est-ce peu?
Au milieu de tout cela, je sens la chaleur du soleil qui s’introduit dans ma chambre, je la sens de tout mon être, sans être pesante, à point, elle m'enveloppe comme un calin divin comme une onde impalpable mais subtilement percepible, je l'accueil. De la même manière que j'accueille l'orage mais avec une saveur particulière. En ce jour de printemps, je me sens au sommet de ce que peut m'offrir la météo entre le froid et l'excès de chaud, avant l'arrivée des moustiques ... Je haie les moustiques! Sur ce grand huit climatique.
Instants simples d’un jour nouveau qui s’ecoulera de nouveau dans le sablier infini du temps, temps qui avance sans cesse. Vers où? Je ne sais moi! Mystère... Je suis un grain de poussière, un rien qui passe au milieu de tout.
Vers où ?
Cette question m'oriente t’elle vers une posture rebelle, d'ennemi de la vie sans que je le sache?
Quoi de plus naturel que de douter d’une chose qui n’a pas de sens?
Obéir sans raison?
Mais douter de la vie parcequ’elle n’a pas de sens ultime est ce vraiment raisonnable ?
N’y a t’il pas un sens ultime à voir, à ressentir ce que nous sommes plutôt qu’à y penser? La pensée s'égare, le corps non, le corps est pure présence.
En poussant notre reflexion audelà de l’́horizon nous pouvons créer en nous même un mensonge, comme un poison de l’âme, un toc toxique de la pensée qui amoindrit l’existence, l’affadit, l’affaiblit, et la flétrit, précipitamment comme un dragon qui crache son feu sur un champ de fleur. Comme une nuit continuelle, nuit du dedans de soi...
Tout comme mes superstitions, ont été ma porte d'entrée vers la culture philosophique l’art l'histoire des religions la psychologie et la littérature la connaissance de soi
Mais contrairement à chico B il serait contre-productif de rester fidèle aux moteurs de mes peurs.
Je suis resté bloqué devant la porte d'entrée
J’ai trop lu, je suis resté coincé dans les livres (et pas les meilleurs) comme don quixote de la mancha.
Alberto Caeiro heteronyme de Pessoa est le plus tendre ami de la vie que j’ai rencontré, mon maître peut être, j’ai encore besoin de lui, de sa lumière, lui qui n’a jamais existé que dans l'imagination de fernando Pessoa. J’ai besoin de sa lumière pour mieux en adéquation avec la vie, être dans la vérité de mon essence... En harmonie entre le monde et moi, qui ne suis pas. Ou bien dit autrement, pour ne pas sombrer dans la folie, dans cette antre confectionnée par mon imaginaire nourrit par mes pensées.
Que sais je moi du sens ultime des choses? Je suis si petit...
Le mystère ne se perce pas comme on peut percer un mur avec un perforateur.... Le mystère est un mur infranchissable, le mur du mystère.
Et c’est être mûr que d'accepter ce que nous sommes, dénués des immenses et infructueuses voiles de nos constructions mentales...
Depuis deux semaines je lis du fernando pessoa, et à force de m’en imprégner j’ai l'impression d'écrire un peu comme lui, un peu...
Pessoa ça veut dire personne, au sens de quelqu'un.
Il a essayé le spiritisme des tables tournantes
Ça l’a un peu tourmenté
Il disait être influencé par des entités
Et voir l'aura des gens
Puis il s’est peu à peu détaché du spiritisme
Il est multiple
Il s’est inventé plusieurs identités
Avec lesquelles il écrivait dans des styles différents
Certains disent qu’il souffrait du trouble de la personnalité multiple
Comme Tyler Durden interprété par Brad Pit dans Fight Club.
Paraît que Pessoa avait peur de la folie car sa grand mère est décédée complètement folle
Qu’il aurait cherché un certains équilibre à travers son expression littéraire
Qu’il aurait réussi à trouver malgré son alcoolisme
D'où ma photo de profil , une oeuvre d'art dédiée à pessoa . Une sculpture avec plusieurs lunettes car il avait différentes manières de voir
Plusieurs masques avec Plusieurs lunettes empilés les uns sur les autres sous le même chapeau
Comme une multiplicité enveloppée par une unité cohérente
Il a eu une crise existentielle qu’il a réussi à surmonter grâce à ses ecrits, qui lui ont permis de s’incerer dans une vie normale comme les autres...
Quand il était jeune il a essayé les tables tournantes
Il a lutté contre la folie et dit on a été heureux, a trouvé le bonheur, contrairement à ce que peut faire penser le titre de son livre principal : ''l'intranquilité''
Il etait critique envers les 3 régimes politiques qu’il à traversé monarchie république et dictature
Il a essayé le spiritisme, il a eu une période, charnière, comme un choc... il a eu des expériences de médiumnité, dit avoir eu des messages dictée par des maîtres inconnus de l'au-delà qui avaient une emprise sur lui ça l’a traumatisé et s'en est suivie une dépression
Il voyait son aura dans le miroir et l'aura des autres voyait à travers les habits
Ensuite il a dépassé et critiqué tout ça
Il a continué ses recherches avec les franç maçons les hauts grades mais n'arrivait jamais à se satisfaire d’une réponse
Il n’a jamais été fidèle à aucune doctrine
Il se définissait comme chrétien gnostique mystique.
