Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Ma philo sans me défiler (disons de A à A')
1

« Merci encore la vie », le pourboire est pour qui ?
On raque pour un patron, patibulaire racho,
Un service médiocre et des portions riquiqui,
On banque pour du caviar, on becte des nachos.

Je peste en scrogneugneu, en atavique ronchon,
Qui compte ses points retraites à l’approche du bacho,
Si je la traite de jaune, cache-misère du cachot,
J’ai, un cœur d’artichaut, une vie de patachon.

En marge du marché, poussière statistique, niche,
Un perché qui affiche se ficher du pognon,
Le lâche conglomérat commérant des grognons,
Barges et fâcheux veut-chiche !- m’assigner à la niche.

Cible des Cro-Magnon, de la hargne macho,
Qui en touchent en nichons, remâchent les thèmes fachos,
Mal dégauchis, décochent, d’avachis Ravachol,
Gauches vaches, dans mes ratiches touche à tout et frivoles.

Je coche les cases manquantes et m’en lave les pognes,
Moins sales que leurs pensées, s’ils battent froid, peut me chaut,
Ma répulsion englobe Chatilah et Dachau :
Allemagne et Russie pillèrent la Pologne.

Je danse sur le volcan du bordélique chaos,
En attisant les braises de mes passions éteintes,
Brodant pour esquiver le K.O, que mes feintes,
Mettent du technicolor dans cette prod’ RKO.(1à

Détaché, au long cours, des attelles et des longes,
-Tâche solaire m’absorbant, dans le buvard des songes,-
J’allonge le pas, m’attèle à faire le tour du globe,
Ou celui du cadran, l’existence est un orbe.

Magne-toi, gronde la fronde dormante des polochons,
Charlemagne et Roland poireautent à Roncevaux,
Goinfrant tes confitures, que tu bâfres en cochon,
Tournent à la vinaigrette, poireaux et ris de veau.
(1) Société de production spécialiste des films à petits budgets dans les années 40/50 où ont débuté beaucoup de grands réalisateurs.

© Poème posté le 02/04/2026 par Deshaiessaintes

...
× Illustration agrandie