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Les caprices du mariage
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Rupture des bans, rupture des eaux et du barrage !
Les trois coups ont sonné, ce sont ceux de Minuit,
Maison où le prestige le dispute à l’ennui,
Que roulent fifres et tambours précurseurs de l’ô rage.

Incipit prometteur : mise en scène inspirée,
Champagne et triples bans, critiques en pamoison,
Des bancs archi bondés et des prix à foison,
Une moisson abondante de bis dans le carré.

Le Figaro annonce dans sa notice mariage,
Les noces de la promesse et de son Prométhée,
Des formes respectées : « Monsieur, vous permettez,
Etre le théâtre, entremetteur d’alliages ? »

Les Grimm sont aux manettes : des mannequins chiffons
Farcesques et grimaçants en leur faciès grimés,
S’agitent en marionnettes, qui « Ainsi font, font, font…. »,
Impairs, tours de passe-passe, dès Pantin, périmés.

La démonstration vite virant au procédé,
Esprit de l’escalier des chutes, didascalies,
S’intercalent, au final tournant à l’homélie,
Nous promettant que vont, les digues morales, céder.

Au fil des ans tics et manies se font gorgones,
Qui remettent à la page les tragédies antiques,
Malédictions divines rejouées à l’identique,
Vadim qui se coltine une diva d’Antigone.

Chacun prend la parole, et tourne le moulin,
L’eau croupit sous les ponts, on (en) prend son parti,
Les antagonistes s’affrontent, et bien malin,
Qui séparent les personnes et les rôles impartis.

Ce n’est plus une gosse pour, qu’au pipeau, Hamelin,
Usât de trucs puisés aux grimoires sans magie,
Aux plannings épuisants d’un Julien Gosselin,
Régit par les principes rigides d’un Claude Régy.

Ce n’est plus un puceau ni un plombier polak,
Un apprenti Pollock qui s’emmêle les pinceaux,
De quel droit l’agonir d’insultes à la Polac,
Si son cœur a fait boum pour une Sophie Marceau.

La tournée annulée : banqueroute assurée,
Les gueules enfarinées, des figurants marris,
Plissent leurs pommettes fardées, en pierrots aguerris,
Polichinelle voit sa venue contrecarrée.

La production ruinée, le crédit révisé,
L’ambition ajournée des visées théoriques,
Qui visent à présenter aux fosses terrorisées,
Pour qui n’a fifrelin, une facture pléthorique.

© Poème posté le 26/03/2026 par Deshaiessaintes

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