Le silence du parquet parisien
1
Pendant quinze ans, ma vie a été un microscope parfaitement calibré.
Chaque matin à 6h00, sans exception, le réveil était mon général.
À 8h00 précises, j'allumais la lumière de mon microscope.
Je croyais que cette discipline était ma paix.
Mais derrière ce silence de laboratoire se cachaient la pression
et le sentiment que si je m'arrêtais ne serait-ce qu'une seconde,
tout mon monde s'effondrerait.
Ma vie « réussie » fut un processus d'érosion intérieure.
Chaque heure supplémentaire,
chaque réveil matinal,
chaque soupir réprimé emportaient mon énergie.
Et puis, tout s'est arrêté.
Quand je me suis retrouvée à Paris, entourée par le silence,
j'ai eu peur que ce silence me dévore.
Qui suis-je si je ne produis pas ?
C'est alors que j'ai appris la leçon géologique la plus importante :
L'immobilité n'est pas l'érosion du temps.
C'est la sédimentation.
L'immobilité est ce moment crucial
où l'eau boueuse se calme,
et où les matériaux les plus précieux se déposent lentement au fond.
À Paris, sur mon parquet qui grince doucement sous mes pieds nus,
je ne m'use plus. Je me sédimente.
Chaque inspiration libre est une nouvelle microcouche de paix.
Ta valeur ne se mesure pas à la rapidité avec laquelle tu résous les problèmes.
Ta valeur réside dans l'éclat de tes yeux quand tu regardes la nature,
et dans la paix que tu ressens quand tu ne fais absolument rien.
Aujourd'hui, mon Paris ne connaît pas le son du réveil.
Il ne connaît que la sécurité d'une femme qui a appris
que la chose la plus productive qu'elle puisse faire
est, tout simplement, d'être heureuse.
Chaque matin à 6h00, sans exception, le réveil était mon général.
À 8h00 précises, j'allumais la lumière de mon microscope.
Je croyais que cette discipline était ma paix.
Mais derrière ce silence de laboratoire se cachaient la pression
et le sentiment que si je m'arrêtais ne serait-ce qu'une seconde,
tout mon monde s'effondrerait.
Ma vie « réussie » fut un processus d'érosion intérieure.
Chaque heure supplémentaire,
chaque réveil matinal,
chaque soupir réprimé emportaient mon énergie.
Et puis, tout s'est arrêté.
Quand je me suis retrouvée à Paris, entourée par le silence,
j'ai eu peur que ce silence me dévore.
Qui suis-je si je ne produis pas ?
C'est alors que j'ai appris la leçon géologique la plus importante :
L'immobilité n'est pas l'érosion du temps.
C'est la sédimentation.
L'immobilité est ce moment crucial
où l'eau boueuse se calme,
et où les matériaux les plus précieux se déposent lentement au fond.
À Paris, sur mon parquet qui grince doucement sous mes pieds nus,
je ne m'use plus. Je me sédimente.
Chaque inspiration libre est une nouvelle microcouche de paix.
Ta valeur ne se mesure pas à la rapidité avec laquelle tu résous les problèmes.
Ta valeur réside dans l'éclat de tes yeux quand tu regardes la nature,
et dans la paix que tu ressens quand tu ne fais absolument rien.
Aujourd'hui, mon Paris ne connaît pas le son du réveil.
Il ne connaît que la sécurité d'une femme qui a appris
que la chose la plus productive qu'elle puisse faire
est, tout simplement, d'être heureuse.
Une réflexion poétique tirée de ma vie d'ancienne ingénieure en minéralogie. Quand on arrête de chercher des diamants dans la terre pour enfin découvrir la force cristalline de sa propre âme. Merci de me lire.
