Question sans réponse
2
Pourquoi l’as tu laissé partir ?
Elle qui t’a tout donné,
Son amour, sa tendresse et ses jeunes années,
Toi qui pensait tout connaître d’elle,
Qui avait décidé un jour de la prendre sous ton aile,
Tu l’as laissée partir,
Pourquoi ?
On ne laisse pas partir la personne que l’on aime,
Au risque de récolter ce que l’on sème,
À savoir l’ennui, la tristesse et le mal-être.
Se pourrait-il qu’un jour l’amour puisse renaître ?
Ou es-tu condamné à cette mélancolie,
Avec l’impression d’un amour non accompli,
Comme un poème inachevé ?
Se pourrait-il qu’un jour l’amour soit retrouvé ?
Tu avais fait le serment de toujours la protéger,
Et dans ton cœur, tes sentiments n’ont pas changé,
Et pourtant tu l’as laissée partir,
Pourquoi ?
Tu l’as laissé seule passer le sommet
Au risque de la perdre à jamais,
Et qu’elle refasse sa vie,
Quand toi tu est en mode survie
Que tu restes définitivement seul sur le quai,
Abattu, triste et inquiet,
À regarder s’aimer les gens,
À trouver tout décourageant,
À égrainer le temps qui passe,
Et ne connaître que des impasses,
Trouver le temps vraiment trop long,
À broyer du noir, c’est selon,
À être amputé de son cœur,
À ne connaître que la rancœur,
De rester seul dans ce monde,
Haïr chaque heure et chaque seconde.
Pourquoi l’as-tu laissée partir ?
Pourquoi ?
Finalement, la vie ne t’a pas fait de cadeau.
Tu ne te plains pas, mais lourd est ton fardeau.
La plus belle moitié de toi est au paradis,
L’autre erre ici-bas, l’amour ne te fait plus crédit.
Tu paies cash tes fautes et tes états d’âme,
Maintenant tu te traînes, tu galères et tu rames
Sur une mer agitée, sur des flots d’amertume,
La nuit dans le brouillard et le jour dans la brume.
Tu côtoies des gens et tu donnes le change,
Mais tu as l’impression que tu les déranges.
Tu ne dis plus “nous”, tu parles à la première personne,
Tu entends le glas qui sonne,
Qui te dit : « Pauvre bougre, c’est fini pour toi.
Regarde, il n’y a plus personne sous ton toit.
Tu pensais rompre tes chaînes, tu t’es brisé les ailes,
Et te voilà nostalgique en souvenir d’elle.
Tu étais son phare, elle reste ton soleil,
Et tu te réfugies désormais dans le sommeil.
Tu souhaites même, quelquefois, ne pas te réveiller,
Fuir cette misérable vie que tu as tant choyée.
Quelle triste fin de vie t’es-tu imposée ?
Tu n’as plus qu’une seule question à te poser :
Pourquoi l’as-tu laissée partir ?
Elle qui t’a tout donné,
Son amour, sa tendresse et ses jeunes années,
Toi qui pensait tout connaître d’elle,
Qui avait décidé un jour de la prendre sous ton aile,
Tu l’as laissée partir,
Pourquoi ?
On ne laisse pas partir la personne que l’on aime,
Au risque de récolter ce que l’on sème,
À savoir l’ennui, la tristesse et le mal-être.
Se pourrait-il qu’un jour l’amour puisse renaître ?
Ou es-tu condamné à cette mélancolie,
Avec l’impression d’un amour non accompli,
Comme un poème inachevé ?
Se pourrait-il qu’un jour l’amour soit retrouvé ?
Tu avais fait le serment de toujours la protéger,
Et dans ton cœur, tes sentiments n’ont pas changé,
Et pourtant tu l’as laissée partir,
Pourquoi ?
Tu l’as laissé seule passer le sommet
Au risque de la perdre à jamais,
Et qu’elle refasse sa vie,
Quand toi tu est en mode survie
Que tu restes définitivement seul sur le quai,
Abattu, triste et inquiet,
À regarder s’aimer les gens,
À trouver tout décourageant,
À égrainer le temps qui passe,
Et ne connaître que des impasses,
Trouver le temps vraiment trop long,
À broyer du noir, c’est selon,
À être amputé de son cœur,
À ne connaître que la rancœur,
De rester seul dans ce monde,
Haïr chaque heure et chaque seconde.
Pourquoi l’as-tu laissée partir ?
Pourquoi ?
Finalement, la vie ne t’a pas fait de cadeau.
Tu ne te plains pas, mais lourd est ton fardeau.
La plus belle moitié de toi est au paradis,
L’autre erre ici-bas, l’amour ne te fait plus crédit.
Tu paies cash tes fautes et tes états d’âme,
Maintenant tu te traînes, tu galères et tu rames
Sur une mer agitée, sur des flots d’amertume,
La nuit dans le brouillard et le jour dans la brume.
Tu côtoies des gens et tu donnes le change,
Mais tu as l’impression que tu les déranges.
Tu ne dis plus “nous”, tu parles à la première personne,
Tu entends le glas qui sonne,
Qui te dit : « Pauvre bougre, c’est fini pour toi.
Regarde, il n’y a plus personne sous ton toit.
Tu pensais rompre tes chaînes, tu t’es brisé les ailes,
Et te voilà nostalgique en souvenir d’elle.
Tu étais son phare, elle reste ton soleil,
Et tu te réfugies désormais dans le sommeil.
Tu souhaites même, quelquefois, ne pas te réveiller,
Fuir cette misérable vie que tu as tant choyée.
Quelle triste fin de vie t’es-tu imposée ?
Tu n’as plus qu’une seule question à te poser :
Pourquoi l’as-tu laissée partir ?
Il y a des amours qui ne meurent pas, mais qui continuent de marcher à nos côtés comme une ombre silencieuse, pesant doucement sur le cœur de ceux qui restent.
Bien que ce poème n’ait pas été écrit pour le thème du mois, le mot « ennui » y apparaît comme l’une des expressions d’un état intérieur lié à la perte et au regret.
Bien que ce poème n’ait pas été écrit pour le thème du mois, le mot « ennui » y apparaît comme l’une des expressions d’un état intérieur lié à la perte et au regret.
