Gel douche
2
Je presse à deux mains ton flanc frémissant,
Et une onde jaillit, vive, impérieuse ;
Tu coules en moi, brûlante et glissant,
Comme un vif désir en ma chair furieuse.
Ta mousse ardente escalade mes seins,
S’attarde, mord, puis redescend plus lente ;
Je cambre au feu qui me prend par les reins,
Et cède entière à ta vague insistante.
Gel ou maîtresse - un même emportement
Trouble mes sens d’une ivresse saline ;
Ta fraîcheur même accroit l’embrasement,
Et rend plus âpre encor ma soif intime.
Quand l’eau se tait, demeure ma chaleur,
Mon souffle court, ma peau encore offerte ;
Car tu m’as faite amante avec ferveur,
Et laissée sur une rive déserte.
Et une onde jaillit, vive, impérieuse ;
Tu coules en moi, brûlante et glissant,
Comme un vif désir en ma chair furieuse.
Ta mousse ardente escalade mes seins,
S’attarde, mord, puis redescend plus lente ;
Je cambre au feu qui me prend par les reins,
Et cède entière à ta vague insistante.
Gel ou maîtresse - un même emportement
Trouble mes sens d’une ivresse saline ;
Ta fraîcheur même accroit l’embrasement,
Et rend plus âpre encor ma soif intime.
Quand l’eau se tait, demeure ma chaleur,
Mon souffle court, ma peau encore offerte ;
Car tu m’as faite amante avec ferveur,
Et laissée sur une rive déserte.
