Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Baptême

Slendeur Ô!
Un piano sur un radeau!
Splendides corps amphétaminés
Exhalant les fumeroles electro funk comme un seul organisme à cents pieds et cents poumons
La Vie sort de l'eau
Y entre à sa guise
Soirée Merveille
Soirée inaugurale
Destituant celles qu'on avait d'abord cru premières
Voyage à Salem-DMA
Tu m'envoles
Tu m'en voles des fous rires
Et des heures de dodo
Au réveil
Pensées communes
Lectures communes
Jeux communs
Apprend moi la ferveur et à repérer les angles morts
Pour notre repas gratuit du soir
Magret de canard, pommes caramélisées et Côte Rôtie
Et je préparerai quelque chose aussi pour toi qui ne mange pas de ce qui vit
Nous causerons jusqu'après ce que la dernière fatigue nous prenne
Nos matelas tout autour du poele à bois comme une étoile de mer
Plus de doute
Nous
Avons
Trouvé
Ce que nous n'osions plus chercher.

Tous ces années à hurler et pleurer seul!
Seuls!

Splendides nous voilà redevenus
Comme les poissons ruisselants de Jean-Loup qui se frotte les mains
Ricane comme un gamin
Stoppe net, range ses pognes dans les poches de son ciré et regarde la courbure de la terre et du temps le plus sérieusement du monde, parfaitement silencieux
Il n'est plus tout seul
Lui non plus
Avec sa bouteille de vin de table
Et ses mauvais choix
Les erreurs
Toutes les erreurs
Derrière nous désormais
Innocents redevenus vierges sans avoir jamais cessé de l'être
Sans intention autre
Que de croquer les visages immenses devant nous
Se rencontrer
Toi et Moi
Plongeant ensemble
Tous les jours
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Dimanche
Et Samedi
Commes le silence va se fracassant entre deux accords de blues
Le vin de Meurseault
Les loups de mer qu'ici on appelle "bars" - tiens donc -
Les huîtres
Les ormeaux à la persillade
Les Stern artiques - hé beautés du Ciel et de la grève, nous sommes du même voyage! -
Lokireg
Les festnoz
L'italien accent
Le C. And CO!
And Co!
Tu l'as dis ma vieille!
Et quelle compagnie!
Ma main sur ton épaule
Mon œil glissant de ta bouche à tes reins
Sans méfiance
Sans entrave
Comme sur la barre d'un majestueux voilier

Nous n'avions pas trente ans
Nous étions splendides
Irradiant d'Orgueil
Deliant nos corps
Delirant nos langues à l'envi
A l'envie.


Éternité
Riccorda te!

© Poème posté le 26/02/2026 par Jeremyquincay

...
× Illustration agrandie