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Joshua

JOSHUA
Mon fils, mon petit, je me souviens encore
Du premier souffle que tu as offert à ce monde,
De mes yeux posés sur toi, tel un chevalier de la Table Ronde,
Ayant pour unique quête ta protection et ton sourire.

Je me rappelle encore, pour réchauffer mon cœur lors des nuits d’hiver,
Ton premier rire, fragile comme le chant d’un tuit-tuit,
Tes doigts minuscules qui cherchaient les miens
Dans une confiance absolue.

« Reste, papa… »
Et j’ai été là, du mieux que j’ai pu,
Du moins tant qu`on me la permit.
Aujourd’hui, Joshua, le silence s’étend entre nous,
Comme une brume persistante sur nos lagons au matin,
Comme un vent chaud qui refuse de te porter jusqu’à moi.

Je t’invente dans mes rêves,
Je t’invente dans le bleu profond de la mer,
Dans les étoiles que je scrute chaque soir,
Espérant y deviner ta lumière, quelque part, au loin.

Je ne veux pas retenir tes pas, ni briser ton choix,
Mais chaque absence creuse en moi un puits
Où se reflète ce père incompris que je suis

Mon fils, si un jour ces mots te parviennent,
Sache que mon amour pour toi,
Je ne le cache pas dans une grotte
Il n’a jamais vacillé, il flotte tout autour de toi.

Je t’aime, Joshua.
Et je t’aimerai toujours, jusqu’au jour de mon trépas.
Ton très cher papa.
Écrit dans un moment de lucidité et de vulnérabilité,

© Poème posté le 26/02/2026 par Sylvain BABET

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