Aurore ou vespérale
Jour comme nuit je marche en comptant mes jours comme dans la vallée de l'ombre de la mort.
Ma tête penché vers le sol comme à la recherche d'un précieux trésor.
Petit d'Homme vide d'âme,
Les yeux rougis sans larmes.
La vie et l'amour m'ayant retiré tout envie de vivre,
Je la vis, ma vie, comme les pages feuilletées à contre sens livre.
Actif, réactif, pensif, mais pas décisif
Rien ne va de soi, car tout s'impose.
Ai-je dit '' non '' qu'on se demande : " il ose ? "
Spectateur de ma propre vie, acteur passif.
C'est quand on vit la vie qu'on aime
Qu'on aime la vie qu'on vit.
Mais rien de tout cela n'a de sens
Pour celui dont est perdu l'essence.
N'a t'il pas dit, l'aristocrate, d'apporter une pliante chaise
Quand on ne t'offre point à la table de place ?
Mais que faire lorsque, lorsque même trouver la chaise devient un supplice ?
Par là un parfum de rose. Un peu plus loin, un parfum de fraise.
Mais par ici, je sens le désespoir
Jours et nuits, matins aux soirs
Ma tête penché vers le sol comme à la recherche d'un précieux trésor.
Petit d'Homme vide d'âme,
Les yeux rougis sans larmes.
La vie et l'amour m'ayant retiré tout envie de vivre,
Je la vis, ma vie, comme les pages feuilletées à contre sens livre.
Actif, réactif, pensif, mais pas décisif
Rien ne va de soi, car tout s'impose.
Ai-je dit '' non '' qu'on se demande : " il ose ? "
Spectateur de ma propre vie, acteur passif.
C'est quand on vit la vie qu'on aime
Qu'on aime la vie qu'on vit.
Mais rien de tout cela n'a de sens
Pour celui dont est perdu l'essence.
N'a t'il pas dit, l'aristocrate, d'apporter une pliante chaise
Quand on ne t'offre point à la table de place ?
Mais que faire lorsque, lorsque même trouver la chaise devient un supplice ?
Par là un parfum de rose. Un peu plus loin, un parfum de fraise.
Mais par ici, je sens le désespoir
Jours et nuits, matins aux soirs
