Le poaime
Et quand tout prendra un revers satanique,
On se mourra d'une façon pathétique ;
Quand la plaie sera divine et d'un ton bleu,
Que l'amour flotte ou que la rêverie pleut,
Nous élirons des airs perpendiculaires
Comme nos airs éternels et puis solaires ;
Tu partiras, loin dans néants et trous d'or,
Où l'on voit le démon, la rage qui dort,
Et tu m'écriras tes pensées de l'espace,
Sur une feuille vierge qui par là passe.
L'on vaguera lentement sur un cours d'eau,
Le vent en rage et son sifflement en do
Nous endormiront langoureusement l'âme ;
Et, dans la nuit profonde, quand sa douce flamme
Que l'on nomme Lune fera un croissant,
Quelques étoiles déverseront leur sang
Sur un ciel bleu noir où la mort sera reine ;
Et le temps passera... donc, que mon cœur freine,
Pour savourer un moment déjà passé,
Et pour aimer l'amour qu'on nous a laissé.
On se mourra d'une façon pathétique ;
Quand la plaie sera divine et d'un ton bleu,
Que l'amour flotte ou que la rêverie pleut,
Nous élirons des airs perpendiculaires
Comme nos airs éternels et puis solaires ;
Tu partiras, loin dans néants et trous d'or,
Où l'on voit le démon, la rage qui dort,
Et tu m'écriras tes pensées de l'espace,
Sur une feuille vierge qui par là passe.
L'on vaguera lentement sur un cours d'eau,
Le vent en rage et son sifflement en do
Nous endormiront langoureusement l'âme ;
Et, dans la nuit profonde, quand sa douce flamme
Que l'on nomme Lune fera un croissant,
Quelques étoiles déverseront leur sang
Sur un ciel bleu noir où la mort sera reine ;
Et le temps passera... donc, que mon cœur freine,
Pour savourer un moment déjà passé,
Et pour aimer l'amour qu'on nous a laissé.
