Le gel encore !
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Le gel est venu sans bruit,
Sur la pointe froide de la nuit ;
Quand il pose sa main sur la terre en souffrance,
Tout se tait, le ruisseau garde sa confidence.
Le monde alors s’élève en cathédrales fines,
Le verre fleurit soudain sur les frêles roseaux ;
Un linceul de brume lèche le versant gelé du coteau,
Et la sève en secret pleure au fond des racines.
Le ciel, penché plus bas comme un front accablé,
Cherche son propre cœur dans la glace immobile ;
Il contemple son âme aux miroirs figés
Du lac glacé sous une aube en péril.
Pourtant la vie espère, chaude et sûre d’éclore :
Le gel n’est qu’un détour dans le parcours,
Un givre suspendu, un éphémère trésor,
Un silence profond avant le réveil du jour.
Car sous son manteau grave et solennel,
Sous sa loi de cristal, de rigueur et de lumière,
Un feu secret persiste, éternel appel :
La vie, la vie, la vie…qui patiente et s’éclaire
Pour chanter plus loin que l’hiver.
Sur la pointe froide de la nuit ;
Quand il pose sa main sur la terre en souffrance,
Tout se tait, le ruisseau garde sa confidence.
Le monde alors s’élève en cathédrales fines,
Le verre fleurit soudain sur les frêles roseaux ;
Un linceul de brume lèche le versant gelé du coteau,
Et la sève en secret pleure au fond des racines.
Le ciel, penché plus bas comme un front accablé,
Cherche son propre cœur dans la glace immobile ;
Il contemple son âme aux miroirs figés
Du lac glacé sous une aube en péril.
Pourtant la vie espère, chaude et sûre d’éclore :
Le gel n’est qu’un détour dans le parcours,
Un givre suspendu, un éphémère trésor,
Un silence profond avant le réveil du jour.
Car sous son manteau grave et solennel,
Sous sa loi de cristal, de rigueur et de lumière,
Un feu secret persiste, éternel appel :
La vie, la vie, la vie…qui patiente et s’éclaire
Pour chanter plus loin que l’hiver.
