La quarantaine
2
Dans la forêt, je me promène,
Il fait froid, tout est gris, c’est l’hiver ;
J’ai dépassé la quarantaine ;
Tout autour de moi, rien n’est vert.
Les arbres nus, parfois gémissent,
En tordant leurs rameaux hérissés ;
Les feuilles mortes qui pourrissent
Dans la boue vont bientôt s’enfoncer.
Je longe un rang de hideux trognes
- Ce sont de vieux chênes tordus -
Et je rencontre une charogne :
Un oiseau, qui s’était perdu.
Le ciel immense paraît vide,
Un héron, désolé, pousse un cri ;
Ma jambe traîne, un peu rigide,
Une vieille douleur m’a repris.
J’ai dépassé la quarantaine,
Le crachin va tomber sans répit ;
Le vent qui souffle sur la plaine
A fauché les derniers épis.
Les animaux, l’hiver, faiblissent,
Les chevreuils ne mangent plus rien
Et les lapins frileux périssent ;
En passant, je lâche du grain.
Tous les fossés déjà ruissellent
Et la pluie versera de grands flots.
Dans quelques jours les étangs gèlent
Le soleil n’est qu’un pâle falot.
J’ai dépassé la quarantaine
Je me sens presque vieux par instants ;
Dans la forêt, je me promène,
Quand donc reviendra le printemps ?
Il fait froid, tout est gris, c’est l’hiver ;
J’ai dépassé la quarantaine ;
Tout autour de moi, rien n’est vert.
Les arbres nus, parfois gémissent,
En tordant leurs rameaux hérissés ;
Les feuilles mortes qui pourrissent
Dans la boue vont bientôt s’enfoncer.
Je longe un rang de hideux trognes
- Ce sont de vieux chênes tordus -
Et je rencontre une charogne :
Un oiseau, qui s’était perdu.
Le ciel immense paraît vide,
Un héron, désolé, pousse un cri ;
Ma jambe traîne, un peu rigide,
Une vieille douleur m’a repris.
J’ai dépassé la quarantaine,
Le crachin va tomber sans répit ;
Le vent qui souffle sur la plaine
A fauché les derniers épis.
Les animaux, l’hiver, faiblissent,
Les chevreuils ne mangent plus rien
Et les lapins frileux périssent ;
En passant, je lâche du grain.
Tous les fossés déjà ruissellent
Et la pluie versera de grands flots.
Dans quelques jours les étangs gèlent
Le soleil n’est qu’un pâle falot.
J’ai dépassé la quarantaine
Je me sens presque vieux par instants ;
Dans la forêt, je me promène,
Quand donc reviendra le printemps ?
