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Poème écrit par Deshaiessaintes

Vos chers biens, frères...

En costard étriqué, bleu pétrole électrique,
Il électrise les foules, qui font masse, fascinées,
Et, perdant le contrôle, abdiquent au point critique,
Au manitou spirite, manettes et destinées.

Les fidèles highjackés par l’hémophile jactance,
Aux formules consacrées, se lèvent à la parade,
Flattés dans leur orgueil que vienne lustrer l’estrade,
Cet illustre pasteur doté d’une belle prestance.

Du cocktail concocté, les doctes fariboles,
Figent les simples, en l’état d’esprit de leur enfance,
Confiant, au Tout Puissant, leur fardeau, l’allégeance
Conforte en les croyances des antennes-paraboles.

Les orgues retentissent, trompettes de Jéricho,
Eclaireurs ténébreux, zébrant de météores,
-Confits dans leur terreur, hululant en écho,-
Les brebis réfugiées dans leur confiteor.

Conforme aux prophéties, le verbe s’est fait chaire,
Qui fustige les pêcheurs de l’étoile à cinq branches,
Qui tance les mécréants, les chrétiens du dimanche,
Ne donne quitus qu’aux dîmes de l’assistance casher.

Bouffant ses plumes, le coq, bouffi par l’importance,
Grenouille dans le (saint) siège, effet bœuf des fables,
Jette de la poudre aux yeux, comme des tas de sable,
L’obole de l’assemblée est sa pieuse repentance.

Ils n’en croient pas leur chance, ces cocus de l’histoire,
C’est toucher le gros lot au blackjack, qu’être élu,
C’est hériter du Père (Eternel), leur salut,
Le Démon doit trembler de leurs cris de victoire.

Comme une fusée décolle vers les cieux, à Kourou,
Des bancs, les hourras fusent, s’échappent de la chapelle,
Déposent la chape de plomb sur l’épaule du gourou,
Qui ne s’est pas gouré en honorant l’appel.

Si on croit aux révoltants dessous de l’enquête,
C’est l’or noir qui jaillit, en geyser, des gospels :
Des tiges à longs manchons, bandits manchots des quêtes,
Se salissant les mains, le récoltent à la pelle.

Tous droits réservés © Poème posté le 12/02/2026 par Deshaiessaintes

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