Où vont-elles ?
3
Saturé de philo, le potache somnole.
Il attend, résigné, le « dring » libérateur.
Il rêve à l'intégrale, à la tendre hyperbole,
à la douce euclidienne, au dénominateur.
Il rêve le chemin des longues parallèles
qui sans un seul écart cinglent vers leur destin.
Tel un couple de rails en titane. Si frêles
qu’une épeire aurait pu les filer au matin.
Où va-t-il ce chemin fugace et rectiligne
quand il sort de la feuille et fonce vers le mur ?
Peut-il les traverser ? Se perdre dans l'azur,
tel un rayon laser, tel un duvet de cygne ?
Mais soudain retentit le « dring » tant espéré.
Le potache ouvre un œil. C'est enfin la récré.
Il attend, résigné, le « dring » libérateur.
Il rêve à l'intégrale, à la tendre hyperbole,
à la douce euclidienne, au dénominateur.
Il rêve le chemin des longues parallèles
qui sans un seul écart cinglent vers leur destin.
Tel un couple de rails en titane. Si frêles
qu’une épeire aurait pu les filer au matin.
Où va-t-il ce chemin fugace et rectiligne
quand il sort de la feuille et fonce vers le mur ?
Peut-il les traverser ? Se perdre dans l'azur,
tel un rayon laser, tel un duvet de cygne ?
Mais soudain retentit le « dring » tant espéré.
Le potache ouvre un œil. C'est enfin la récré.
