Hibernatus
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Faute d'âme légère invitée au plus haut,
Bien s'ennuyant dans son jardin artificiel,
Combien cet animal, qui n'est pas le plus bel,
De sa putride chair, qui ne souffre le chaud,
Combien cet animal envisage le froid,
Pour conserver, demain, ce corps auquel s'attachent
Ses plaisirs, ses frayeurs, ses erreurs et sa tache
D'avoir un jour été celui qui se tient droit.
Faute d'être un éther, le voici bloc de glace ;
Figé, peut-être, en tel moment de sa jeunesse,
A moins que ce ne soit celui de sa vieillesse,
Ou bien celui d'un beau pathos et de sa crasse !
A défaut d'une vie d'un plaisir éternel,
Il aura le regret d'aller sans antigel !
Bien s'ennuyant dans son jardin artificiel,
Combien cet animal, qui n'est pas le plus bel,
De sa putride chair, qui ne souffre le chaud,
Combien cet animal envisage le froid,
Pour conserver, demain, ce corps auquel s'attachent
Ses plaisirs, ses frayeurs, ses erreurs et sa tache
D'avoir un jour été celui qui se tient droit.
Faute d'être un éther, le voici bloc de glace ;
Figé, peut-être, en tel moment de sa jeunesse,
A moins que ce ne soit celui de sa vieillesse,
Ou bien celui d'un beau pathos et de sa crasse !
A défaut d'une vie d'un plaisir éternel,
Il aura le regret d'aller sans antigel !
©JIM
