Tombe la neige
1
Le cœur de mon pays tremble de froidure,
Il se cherche, il lutte, il endure !
Comme lui, mon cœur est comme une banquise ;
Il flotte, il dérive, il s’enlise !
Tombe la neige sur ma tête nue.
Vent du nord ! Souffle ton chant d’hibernation,
Pour que les pins frémissent d’une peur aiguë
Et que les loups hurlent... leur désolation.
Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j’ai, que j’ai.
La neige fond sur mes vaporeux soupirs ;
Elle refroidit mes lointains souvenirs.
Que sa froidure fouette mes sentiments
Et gèle mes douloureux tourments.
« Que la neige a neigé », disait Nelligan ;
Que mon âme chante et guérisse !
Qu’on la parfume d’un onguent
Avant que la poudreuse périsse.
Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j’ai, que j’ai.
Le cœur de mon pays tremble de froidure,
Il se cherche, il lutte, il endure !
Comme lui, mon cœur est comme une banquise ;
Il flotte, il dérive, il s’enlise !
Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j’ai, que j’ai. *
* (Merci à Émile Nelligan pour l’emprunt de ses quatre vers de son joli poème : Soir d’hiver)
.
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / 2026
Il se cherche, il lutte, il endure !
Comme lui, mon cœur est comme une banquise ;
Il flotte, il dérive, il s’enlise !
Tombe la neige sur ma tête nue.
Vent du nord ! Souffle ton chant d’hibernation,
Pour que les pins frémissent d’une peur aiguë
Et que les loups hurlent... leur désolation.
Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j’ai, que j’ai.
La neige fond sur mes vaporeux soupirs ;
Elle refroidit mes lointains souvenirs.
Que sa froidure fouette mes sentiments
Et gèle mes douloureux tourments.
« Que la neige a neigé », disait Nelligan ;
Que mon âme chante et guérisse !
Qu’on la parfume d’un onguent
Avant que la poudreuse périsse.
Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j’ai, que j’ai.
Le cœur de mon pays tremble de froidure,
Il se cherche, il lutte, il endure !
Comme lui, mon cœur est comme une banquise ;
Il flotte, il dérive, il s’enlise !
Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j’ai, que j’ai. *
* (Merci à Émile Nelligan pour l’emprunt de ses quatre vers de son joli poème : Soir d’hiver)
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Tous droits réservés © Claude Lachapelle / 2026
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