Impensable folie
1
Par le seul passage autorisé
Qui m’a conduit jusqu’à vous,
Celui de la lagune de vos yeux
Couleur de jade, bordés de brun,
Mon regard a traversé à gué
Le flot tumultueux de la rue.
Nos yeux soudain se sont rejoints,
Instant intense
Et singulier.
Sans cesser pourtant de m’observer,
Timidement, vous avez rajusté votre voile.
Votre main tatouée au henné
D’un feuillage finement cuivré
Est venue tendre l’étoffe
Et magnifier plus encore
L’audace limpide de vos yeux.
J’ai murmuré un mot maladroit
Que j’espérais suffisamment courtois.
Au battement répété de vos cils,
Autre attribut de votre sublimité,
Un peu dérouté,
J’ai présumé que le Français vous était inconnu.
Entre nous glissaient comme en un film
Les silhouettes de passants pressés,
Et je suis resté planté là, avec pour contenance
Le seul aplomb de mon visage ébloui.
Votre autre main a saisi la coiffe
D’où tentait à présent de s’affranchir
Deux mèches moirées de vos cheveux.
Vos yeux alors se sont allongés…
Vous me rendiez, je l’aurais juré, un sourire
De vos lèvres…
Des lèvres que je brûlais d'apercevoir.
Brisant la magie étrange du moment,
Un homme à votre mode vêtu
Est sorti du commerce voisin.
Gênée, vous l’avez prestement escorté.
Le vent jouait avec l’étoffe de votre caftan,
Suggérant sensuellement votre jolie silhouette.
J’ai fait un geste,
Un pas, je ne sais plus,
Sans y croire vraiment, mon regard a tenté
Une dernière connexion au vôtre
Qui, impensable folie, n'est jamais advenue.
Qui m’a conduit jusqu’à vous,
Celui de la lagune de vos yeux
Couleur de jade, bordés de brun,
Mon regard a traversé à gué
Le flot tumultueux de la rue.
Nos yeux soudain se sont rejoints,
Instant intense
Et singulier.
Sans cesser pourtant de m’observer,
Timidement, vous avez rajusté votre voile.
Votre main tatouée au henné
D’un feuillage finement cuivré
Est venue tendre l’étoffe
Et magnifier plus encore
L’audace limpide de vos yeux.
J’ai murmuré un mot maladroit
Que j’espérais suffisamment courtois.
Au battement répété de vos cils,
Autre attribut de votre sublimité,
Un peu dérouté,
J’ai présumé que le Français vous était inconnu.
Entre nous glissaient comme en un film
Les silhouettes de passants pressés,
Et je suis resté planté là, avec pour contenance
Le seul aplomb de mon visage ébloui.
Votre autre main a saisi la coiffe
D’où tentait à présent de s’affranchir
Deux mèches moirées de vos cheveux.
Vos yeux alors se sont allongés…
Vous me rendiez, je l’aurais juré, un sourire
De vos lèvres…
Des lèvres que je brûlais d'apercevoir.
Brisant la magie étrange du moment,
Un homme à votre mode vêtu
Est sorti du commerce voisin.
Gênée, vous l’avez prestement escorté.
Le vent jouait avec l’étoffe de votre caftan,
Suggérant sensuellement votre jolie silhouette.
J’ai fait un geste,
Un pas, je ne sais plus,
Sans y croire vraiment, mon regard a tenté
Une dernière connexion au vôtre
Qui, impensable folie, n'est jamais advenue.
