Diane au bain
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Près d’une grotte, au bord d’une rivière,
Diane va doucement dans la bruyère.
Il est midi, pesante est la chaleur,
Ses nymphes sont parties cueillir des fleurs,
Mais la déesse à pas de loup, s’avance,
Pour surprendre un gibier dans le silence.
Or, tout à coup, un dix cors apparaît
Que, sans doute, on chassait dans la forêt.
Diane le juge : il semble être à l’ouvrage ;
Elle bande son arc mais des feuillages
L’empêchent de tirer. Et le beau cerf
Tranquillement s’enfuit sous le couvert.
Dépitée, mécontente, elle soupire ;
Puis l’eau si proche et si fraîche l’attire.
Lors, elle appelle. Une nymphe l’entend
Et l’aide à retirer son vêtement.
Diane est au bain, nue, chaste et mystérieuse ;
Longiligne et racée, toujours gracieuse,
La peau très blanche et les cheveux très noirs,
Mais les yeux ne laissant aucun espoir.
Sur son épaule et sa menue poitrine,
L’eau dégoutte et ruisselle en perles fines.
Elle sourit, son échec oublié.
Mais une branche craque : un cavalier
Surgit soudain, entre dans la clairière
Et la voit se baignant dans la rivière.
Tout aussitôt, une nymphe, d’un drap
La couvre en comprenant son embarras.
Mais Actéon rit fort et bien salue
Cette beauté qu’il a surprise nue.
Fort courroucée, Diane lui jette un sort
Et, soudain, l’insolent risque la mort.
Diane va doucement dans la bruyère.
Il est midi, pesante est la chaleur,
Ses nymphes sont parties cueillir des fleurs,
Mais la déesse à pas de loup, s’avance,
Pour surprendre un gibier dans le silence.
Or, tout à coup, un dix cors apparaît
Que, sans doute, on chassait dans la forêt.
Diane le juge : il semble être à l’ouvrage ;
Elle bande son arc mais des feuillages
L’empêchent de tirer. Et le beau cerf
Tranquillement s’enfuit sous le couvert.
Dépitée, mécontente, elle soupire ;
Puis l’eau si proche et si fraîche l’attire.
Lors, elle appelle. Une nymphe l’entend
Et l’aide à retirer son vêtement.
Diane est au bain, nue, chaste et mystérieuse ;
Longiligne et racée, toujours gracieuse,
La peau très blanche et les cheveux très noirs,
Mais les yeux ne laissant aucun espoir.
Sur son épaule et sa menue poitrine,
L’eau dégoutte et ruisselle en perles fines.
Elle sourit, son échec oublié.
Mais une branche craque : un cavalier
Surgit soudain, entre dans la clairière
Et la voit se baignant dans la rivière.
Tout aussitôt, une nymphe, d’un drap
La couvre en comprenant son embarras.
Mais Actéon rit fort et bien salue
Cette beauté qu’il a surprise nue.
Fort courroucée, Diane lui jette un sort
Et, soudain, l’insolent risque la mort.
C'est un fragment d'un poème plus long sur la légende d'Actéon.
