Les kayakistes
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Mon « Et au milieu coule une rivière »
Dans le matin frileux de ce jour de novembre
Mouillé par un ciel bas et un petit crachin,
Au milieu des feuillus parés de fauve et d’ambre,
La rivière bouillonne et file son chemin.
Apportant des kayaks, est venue une clique
De jeunes revêtus de leur combinaison
Qui, les jambes serties dans la coque en plastique,
Se sont laissés glisser vers l’onde, au diapason.
En trois coups de pagaie, ils ont gagné l’eau vive,
Surfent sur le courant qui veut les emporter,
Se riant des remous, de la traitre dérive,
Des rochers comme autant d’écueils à éviter.
Ils virent, viennent, vont, se croisent, esquimautent,
Font la démonstration de dévers contrôlés,
S’apostrophent gaiement, comme des argonautes
Qui veulent se tester par des défis musclés.
Tels des dauphins jouant au sein des flots limpides
Pour lesquels ils sont faits, c’est un plaisir de voir
Le ballet turbulent de ces corps intrépides
Dans le décor serein qu’ils semblent promouvoir.
Dans le matin frileux de ce jour de novembre
Mouillé par un ciel bas et un petit crachin,
Au milieu des feuillus parés de fauve et d’ambre,
La rivière bouillonne et file son chemin.
Apportant des kayaks, est venue une clique
De jeunes revêtus de leur combinaison
Qui, les jambes serties dans la coque en plastique,
Se sont laissés glisser vers l’onde, au diapason.
En trois coups de pagaie, ils ont gagné l’eau vive,
Surfent sur le courant qui veut les emporter,
Se riant des remous, de la traitre dérive,
Des rochers comme autant d’écueils à éviter.
Ils virent, viennent, vont, se croisent, esquimautent,
Font la démonstration de dévers contrôlés,
S’apostrophent gaiement, comme des argonautes
Qui veulent se tester par des défis musclés.
Tels des dauphins jouant au sein des flots limpides
Pour lesquels ils sont faits, c’est un plaisir de voir
Le ballet turbulent de ces corps intrépides
Dans le décor serein qu’ils semblent promouvoir.
