Polygone de sustentation
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Quitter tout me crève le cœur ;
Cette promesse qui me glace
De faner, comme toute fleur
Et du reflet ternir la glace
- La mort si lisse qui m’enlace…
Le flot des temps emportera
En rang les ris de mon enfance
Au bord - incognita terra -
Du continent noir où l’offense
N’a ni d’office ni d’instance…
La vie, aux griffes de gros chats,
La vie a l’air d’être une proie ;
La vie, échue, en tous les cas
Fut courte ! Et durement renvoie
Où s’échoue, amour, toute joie…
Du chant bref et définitif
L’extraordinaire occurrence
Qui nous fit, et dont je suis, vif,
Conscient de l’étrange transe,
Oppose au vide ma démence !
Sur le miracle de mon fil
Rétablissant cet équilibre,
Sans cesse mon esprit sait-il
Qu’une illusion ne rend pas libre,
Et que tout, tôt retourne au Tibre !
Tous funambules à l’instinct,
Dans la précaire évanescence…
Un vertige au néant s’éteint,
C’était tenter ma seule chance
Avant le froid de l’échéance…
Cette promesse qui me glace
De faner, comme toute fleur
Et du reflet ternir la glace
- La mort si lisse qui m’enlace…
Le flot des temps emportera
En rang les ris de mon enfance
Au bord - incognita terra -
Du continent noir où l’offense
N’a ni d’office ni d’instance…
La vie, aux griffes de gros chats,
La vie a l’air d’être une proie ;
La vie, échue, en tous les cas
Fut courte ! Et durement renvoie
Où s’échoue, amour, toute joie…
Du chant bref et définitif
L’extraordinaire occurrence
Qui nous fit, et dont je suis, vif,
Conscient de l’étrange transe,
Oppose au vide ma démence !
Sur le miracle de mon fil
Rétablissant cet équilibre,
Sans cesse mon esprit sait-il
Qu’une illusion ne rend pas libre,
Et que tout, tôt retourne au Tibre !
Tous funambules à l’instinct,
Dans la précaire évanescence…
Un vertige au néant s’éteint,
C’était tenter ma seule chance
Avant le froid de l’échéance…
