Chanter l'amour, chanter la mort
3
Ces nuits blanchies, meurtries, absurdes et hantées
poussées aux caniveaux des égouts de l’aurore
par ce besoin de dire, écrire. Quoi ? Encore !
Niaiseries, brimborions, rengaines trop chantées …
Le ridicule tue à force de hausser
le mât de ton rafiot comme un grand jusqu'au port
où quelques magiciens dont tu envies le sort
s’amarrent, glorieux, leurs rêves exaucés.
A courir l’utopie tu t’es usé, blessé.
L’illusion dépassée, essaie un corps à corps
avec le quotidien. Souris, les yeux baissés.
Et tâchant de te taire, accepte cet accord
avec la basse-cour qui n’a jamais cessé
d’affouiller le bonheur sans prendre son essor.
poussées aux caniveaux des égouts de l’aurore
par ce besoin de dire, écrire. Quoi ? Encore !
Niaiseries, brimborions, rengaines trop chantées …
Le ridicule tue à force de hausser
le mât de ton rafiot comme un grand jusqu'au port
où quelques magiciens dont tu envies le sort
s’amarrent, glorieux, leurs rêves exaucés.
A courir l’utopie tu t’es usé, blessé.
L’illusion dépassée, essaie un corps à corps
avec le quotidien. Souris, les yeux baissés.
Et tâchant de te taire, accepte cet accord
avec la basse-cour qui n’a jamais cessé
d’affouiller le bonheur sans prendre son essor.
