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Illusion
2

Sous le soleil d’été, à l’ombre des oliviers,
Je perçois encore ton parfum, ton visage figé.

C’est à l’automne que je me suis allongé,
Espérant t’entendre, toujours me murmurer.

Qu’il est loin, l’amour que nous nous étions promis,
Alourdi par nos rancunes,
Écrasé par nos silences.

La rivière a roulé mes colères à tes pieds,
Froissé mes blessures dans ses remous,
Et dans son souffle, ton nom s’est perdu à mes genoux.

La pluie a glissé le long de tes joues,
Les larmes de la rivière ont mouillé mon cou,

Supplicier au gré de nos tourments.
Les vents mauvais son passé élégamment

Emportant les éclats de nos mots,
Les tempêtes que nous portions en silence vibrent encore en écho.


La colère résonne, sourde et vivante,
Dans l’orage où tu m’as laissé à mort.

Mais la rivière, obstinée, murmure entre les pierres :
"Tout s’efface… tout retourne à l’eau…
Tout devient silence et lumière…
Quand voici le renouveau.
Encore et toujours dans les émotions qui ne cessent de nous tourmente.

© Poème posté le 11/01/2026 par Madon

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