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Ariane
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Le fil s’étire et s’amincit,
Va-t-il céder, va-t-il se rompre ?
Obstinément, le revoici,
Frêle rayon luisant dans l’ombre.

Oh, reste encore un peu, Ariane ma sœur,
Sans toi je suis perdu au cœur du labyrinthe.
Dévide pas à pas l’écheveau de douceur ;
Éclaire-moi de loin, ma lampe est presque éteinte.

Mais le fil d’or est bien fragile,
La flamme tremble au gré du temps ;
Sur la muraille se profile
L’ombre du monstre inquiétant.

Les flots indifférents dansent leur sarabande
Sous les remparts blanchis des vieux palais crétois ;
Je suis un enfant mort, une obscure légende,
Ariane ma sœur, je suis perdu sans toi.

© Poème posté le 10/01/2026 par Tontonjacques

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