La Vingeanne
4
Le long d’une allée cavalière
Elle serpente à petit flots
Radieuse et primesautière
Nulle écluse au fil de l’eau
N’enraie sa course buissonnière
Menue rivière ou grand ruisseau
Elle a l’ardeur de la jeunesse
A peine sortie du berceau
Elle s’étourdit de prouesses
En bondissant sous les ponceaux
Aucun vaisseau ne la sillonne
Hormis quelques bouts de roseaux
Sur ses vaguelettes frissonnent
Demoiselles et damoiseaux
Dont les quatre ailes vibrionnent
Et sur l’onde on entend l’écho
De tous les bruits du voisinage
Le doux gazouillis des oiseaux
Le son des cloches du village
Le pas cadencé des chevaux
Et si la frivole Vingeanne
Rêvait de fleuve et de châteaux
Se prélasser sous les platanes
Se fondre en mer sous les bateaux
Mais elle est restée paysanne
Une onde aux décors pastoraux
Saturés d’eau et de lumière
Trop loin pour atteindre la Crau
Elle évoque aimable rivière
Un paysage de Corot
Elle serpente à petit flots
Radieuse et primesautière
Nulle écluse au fil de l’eau
N’enraie sa course buissonnière
Menue rivière ou grand ruisseau
Elle a l’ardeur de la jeunesse
A peine sortie du berceau
Elle s’étourdit de prouesses
En bondissant sous les ponceaux
Aucun vaisseau ne la sillonne
Hormis quelques bouts de roseaux
Sur ses vaguelettes frissonnent
Demoiselles et damoiseaux
Dont les quatre ailes vibrionnent
Et sur l’onde on entend l’écho
De tous les bruits du voisinage
Le doux gazouillis des oiseaux
Le son des cloches du village
Le pas cadencé des chevaux
Et si la frivole Vingeanne
Rêvait de fleuve et de châteaux
Se prélasser sous les platanes
Se fondre en mer sous les bateaux
Mais elle est restée paysanne
Une onde aux décors pastoraux
Saturés d’eau et de lumière
Trop loin pour atteindre la Crau
Elle évoque aimable rivière
Un paysage de Corot
poème ancien replumé
