Te souviens-tu de cette nourrice
Qui nous donnait ses seins à téter
Que d'un cœur vaillant sans hésiter
Mordillions parfois avec malice ?
Notre maternelle bienfaitrice
Nous offrait son amour sans compter ;
Te souviens-tu de cette nourrice
Qui nous donnait ses seins à téter ?
Mon frère de lait et de délice,
J'en arrive hélas à regretter
Ce passé où nous étions complices
Et je ne peux que te répéter :
Te souviens-tu de cette nourrice ?
